‹ La jeunesse de BalzacChapitre 56 sur 155 · Ici quatre lignes fortement raturées · texte numérisé non relu

Ici quatre lignes fortement raturées

que de regarder des ouvrages pareils comme des

moyens de que Ton s'en remette [à eux] du

soin de cultiver cette masse de pensées divines que l'on baptise du nom d'amitié, de sympathie, d'amour, etc. et que l'âme seule peut échauffer.

Ma position n'est-elle pas celle d'un courtisan qui déplut à Louis XIV. Ils s'exilaient, Madame, et l'on sait que la beauté pardonne encore moins que le pouvoir1.

IVilleparisis, ... 1822.]

Vous aurez, en un seul moment, empoisonné toute ma vie. Rien, pas même vous, ne peut me sauver du malheur qui commence pour moi, car rien n'ôtera de mon souvenir les quatres lignes de ce matin. Elles m'ont glacé. J'ignore ce qui m'enlève, à la fois, une amie et un ami en espérance.

Tant de réflexions, tant de projets, tant d'idées, se pressent dans ma tête que je ne sais si j'existe.

Ah! Madame, que de choses vous avez ensevelies d'un trait de plume!

Au surplus, je m'interdis même de m'expliquer ce qui m'arrive. A plus forte raison dois-je vous le taire. Quoiqu'il en soit, je crois vous avoir compris.

1. Dans le haut de ce brouillon on lit : « Que si je n'avais pas qu'à me justifier? — Que si j'osais continuer? — Que ne diraisje pas? — ou plutôt que dirais-jeî »

Je me suis prononcé mon arrêt; il est sévère et j'y souscrirai.

Puisque1.

[Villeparisis, ... 1822.]

Je crois comprendre votre lettre. C'est un ultimatum. Adieu, je désespère et j'aime mieux la souffrance de l'exil que celle de Tantale. Pour vous qui ne souffrirez rien, je pense que ce qui peut m'advenir vous est indifférent. Puissiez-vous croire que je ne vous ai jamais aimée! Adieu2.

1. Le feuillet est mutilé dans le bas, et la déchirure ne permet plus de lire que : Je suis extrêmement... c'est là ce que... et au-dessous : quelque. Au verso, de la main de Balzac : 1515 francs et au-dessous : 1574.

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