LA GUERRE EX PALESTINE
La Porte, ne se jugeant pas assez forte pour parler haut, avait laissé occuper l'Egypte sans protester.
Mais, après le désastre naval d'Aboukir, l'Angleterre et la Russie firent à Sélim III des promesses qui engagèrent le Divan à déclarer la guerre.
Deux armées se formèrent, l'une à Damas, l'autre à Rhodes, et, par une proclamation, le sultan engagea rEg3'pte à se soulever.
Le 30 vendémiaire, la révolte éclate au Caire, les Arabes y massacrent tous les Français qu'ils peuvent rencontrer et pillent la maison de l'état -major.
Aussitôt on court aux armes, nos soldats s'élancent au pas de chargé, baïonnette au canon, font un massacre général dans les rues et refoulent plus de six mille fu^-ards dans la grande mosquée.
Bonaparte fit bombarder l'édifice pendant toute une nuit et il allait le faire sauter, lorsque le grand prêtre sollicita un généreux pardon.
Le général en chef, qui voulait ramener le peuple à lui, accorda le pardon malgré les murmures de ses soldats et se montra aussi clément qu'il lui était possible.
Lorsqu'il eut apaisé la révolte , il se préoccupa de la situation que lui créaient les armements de la Porte.