‹ La jeunesse de Bougainville et la Guerre de sept ans [microforme]Chapitre 101 sur 113 · Lévis à Vaudreuil, 10 octobre · texte numérisé non relu

Lévis à Vaudreuil, 10 octobre

3. {°° novembre 1759 (p. 244-245). « Tout le monde murmurait de ce que M. de Montcalm n'attaquait pas l'ennemi avant qu'il fût plus en force. Et ici on se plaint qu'il a donné trop tôt. Il faut bien dire quelque chose » (Note rectificative, déjà citée).

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chait sans découvreurs, quoiqu'on sût l'ennemi débarqué. Je respecte la mémoire d'un homme que je regretterai toute ma vie, et je crains qu'on ne cherche à la ternir... Je serais inconsolable qu’on eût réellement quelque chose à lui imputer, » — « J'approuve fort votre façon de penser pour M. de Montcalm, » disait Lévis. « Mais vous pourriez faire une relation et dire du bien de tout le-monde. Personne n'est plus en etat que vous de la faire, et je vous prie d’y travailler. » Au fond, ce n'était point le manque d'éclaireurs qui avait fait tort à l’armée française, muis la précipitation de l'attaque, que Montcalm a”ait d'ailleurs eu de bonnes raisons de croire nécessaire d'engager au plus vite?. Quant à la retraite encore plus précipitée qui avait mis les Français cn si médiocre passe, les critiques élaient malheureusement trop d'accord. Lévis la qualifiait de « honteuse » dans sa lettre au ministre de la guerre et Bourlamaque indiquait point par point ce que l’on aurait dù faire pour remédier au premier échec*.

À la fin de mars 4760 *, au moment où rescommerncèrent les opérations, Bougainville fut envoyé relever M. de Lusignan dans le com-

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