‹ La jeunesse de Bougainville et la Guerre de sept ans [microforme]Chapitre 106 sur 113 · Lévis, Journal, p · texte numérisé non relu

Lévis, Journal, p

2. Bougainville, note, D'après M. Gaffarel (sur Malartic, p. 344), Bougainville n'aurait eu que 420 hommes sous ses ordres. Il n’y avait, en effet, que 420 hommes à la fin de juin, mais on les avait considérablement renforcés; et, le 20 août encore, Vaudreuil annonçait l'envoi de 1,000 Canadiens et sauvages. L'abbé Casgrain (p. 391) évalue l'effectif à 1,080 homines; Parkman le porte à 1,700. Bougainville, qui consacre à peine quelques mots à sa défense du terrain, sans doute résume l'effectif de toute la partie commandée par l'ile aux Noix, y compris la garnison du fort St-Jean et quelques détachements accessoires.

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Noix dans la direction que leur imposeraient les circonstances. « M, le Ch°' de Lévis ne vous écrit point, » ajoutait le gouverneur; « il a connaissance de tout ce que je vous marque!. » Lévis, en effet, n'écrivait point, fidèle à sa parole. Mais, par l'intermédiaire d'un de ses chefs d'état-major, La Pause?, il faisait enjoindre à Bougainville de résister quand même jusqu'à l'extrémité dernière et de ne tenir aucun compte des instructions renfermées dans la lettre de Vaudreuil, « laquelle cependant, » observait ingénument le destinataire, « n’élait écrite 4. a l'effet de l'évacuation, » Si l'on en croit Johnstone{, qui ne dédaigne point l’occasion de se donner du lustre, Bougainville, entre ces deux injonctions contradictoires, aurait perdu de sa judiciaire habituelle et, dans sa perplexité d'esprit, aurait demandé conseil à l'officier jacobite. « La famine nous obligera de nous rendre à discrétion d'ici quarante-huit heures, » aurait insisté Johnstone; « après tout, le gouverneur est le véritable commandant en chef, et notre retour à Montréal renforcera le gros de l'armée d’un millier d'hommes qui ne lui seront point inutiles, » Mais Bougainviue avait une raison meilleure de décider, à savoir qu'entre une

1. « Je viens d'être informé, Monsieur, que toute votre marine avait été prise; mais je n'en suis pas encore bien certain... Avec toutes les circonstances, je crains bien que ce malheur ne soit vrai, Dans ce cas, il n'est pas aauteux que la communication soit interrompue et de toute impossibilité de la rétablir... Si les ennemis sont en situation, avec le secours de la marine qu'ils nous ont prise et le nombre de berges qu'ils pourraient avoir passées, de descendre avec toute leur armée ou que vous vous vissiez forcé de vous rendre ou au moment d'être emporté de vive force, dans ces circonstances, comme il nous est essentiel de conserver le plus de force possible et de nous réunir dans le centre de la colonie, vous prendrez le parti de vous retirer et, pour cet effet, vous aviserez aux moyens de faire votre retraite... J'envoie à M, de Royquemaure la lettre que je vous écris et lui mande en même temps de replier son corps sur la rivière de Montréal entre Saint-Jean et la Prairie et de faire son possible pour vous favoriser dans votre retraite, soit sur lad, rivière, soit sur la Prairie... J'espère que vous aurez des habitants propres à vous guider dans la route que vous devez tenir. Je mande à M. de Roquemaure de faire en sorte de vous en faire passer » (Vaudreuil à Bouguinville, 26 août 1760).

2. La Pause était alors aide-maréchal général des logis de l'arm

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