‹ La jeunesse de Bougainville et la Guerre de sept ans [microforme]Chapitre 14 sur 113 · Jal, Dictionnaire critique, v° Bougainwille · texte numérisé non relu

Jal, Dictionnaire critique, v° Bougainwille

2. Bougainville est un petit village à cinq lieues d'Amiens, canton de Molliens-Vidame. La décroissance de sa population le fera bientôt rayer de la carte,

3. M. de Fréchencourt, secrétaire perpétuel de la Société des antiquaires de Picardie, a bien voulu nous assurer que, toutes recherches faites, — ce dont nous le remercions vivement, — la famille des Bougainville se serait éteinte ou éloignée du pays vers la fin du xiv° ou le commencement du xv° siècle. Le Calendar of State Papers du règne de Henri VII prouve nettement le contraire. De 1517 à 1524 nous y lisons la curieuse histoire d'un sire de Bougainville (dont le nom se reconnaît sans peine sous ses nombreux déguisements : Beaughienville, Boughieville, Boughienvill:, Beaugainville, Boguenvilie, Bougaynvil, Bocanveld), maître d'hôtel du gouverneur de Picardie, Antoine de Créquy, scigneur üv Pont-Remy (t. II, n° 2745, 2761, 2774, 2966, 2967, 3084, 3091, 3097, 3205, 4406; t. III, 2817, 3229 ; t. IV, 781, 794). Entre ce Bougainville authentique, qui du reste n'était peut-être pas seul de son nom, puisqu'on lui connaît au moins un neveu, et le premier aïeul certain du navigateur, il n'existe qu'an laps de quatre-vingt-dix ans, 1524-1614.

4. Bibl. nat., dossier Bougainville, 9073 (Pièces orig., t. 443, n° 1).

5. Jean de Thumery, sieur de Boissise (Lettre au président d'Émery; Bibl. nat., coll. Dupuy, t. 801). La copie que nous avons sous les yeux, écrite il y a longtemps par M. Théodore Patin, date cette pièce d'entre 1583 et 1600. Mais elle est vraisemblablement fort antérieure à la mission de Boissise en Angleterre, de 1598 à 1602, racontée par M. Laflleur de Kermaingant (Paris, Didot, 1886). Si réellement un Bougainville fut le beau-frère de Boissise, ce ne peut être que pour avoir épousé sa belle-sœur, une autre fille d'Eustache Luillier, seigneur de Vé (Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, réimpression de Bachelin-Deflorenne, t. = VIII, 1877, p. 5-6). On se rappellera qu’à cette époque les ambassades étaient plutôt le partage de la haute bourgeoisie parlementaire que de la grande noblesse d'épée.

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