‹ La jeunesse de Bougainville et la Guerre de sept ans [microforme]Chapitre 22 sur 113 · Casgrain, 1, 73; II · texte numérisé non relu

Casgrain, 1, 73; II

2. « Vaudreuil... n'avait ni assez de lumières pour comprendre toute l'étendue du mal ni assez de volonté pour y résister » (1, 313).

3. 9 octobre 1754 (Arch. des colonies, Correspondance du Canada, 1754, fol. 271-272).

4. 12 octobre 1754 (Ibid., fol. 289). — Duquesne ne se plaignait pas moins

2 FOR METEO

franire sa de la histovil est ant le ble sa ne du ar son ecture 1êmes ibilité ) Casinaire 1vaise r leur ir est, colère reve ar, le ‘édés, es les

2c qui ffecté + leur igner que je rneur s prie u serenvie )ersé=— u de ue je égard

endue 1754,

moins

à nie

Vaudreuil ne semble pas avoir vécu sur un meilleur pied d'accommodement avec le baron de Dieskau!; et, pour les nouveaux chefs de l'armée française, Montcalm, Lévis, Bourlamaque, si leur dissentiment avec le gouverneur prend des formes qui changent suivant leur caractère, le désaccord est chez les trois presque également marqué. Lévis, avec son égoisme élégant, évite les froissements trop vifs; mais il ne ménage point les leçons qu’il administre à Vaudreuil sur un ton d'infatigable sérénité quelque peu nuancée d'impertinence ?. En toute occasion, on le trouve, sinon du parti, du moins de l'opinion de Montcalm. Aussi devait-il y avoir une bonne dose de réalité dans les fines réflexions de Montcalm à Bourlamaque.

« M, le marquis de Vaudreuil saisit avec une facilité incroyable tout ce que les bas valets lui disent, et vous savez, Monsieur, qu'il n’en manque pas. Cependant, vous êtes, je crois, de nous trois celui pour lequel il réunit le plus d'estime, avec plus d'amitié, Il est vrai, — car je ne veux pas vous donner trop d’amour-propre, — c'est que vous le voyez moins et avez moins à déméler, J'aime mieux être vis-à-vis de lui, comme je suis, que comme M. le chevalier de Lévis, pour qui il a plus d'amitié, sans lui rendre autant de justice qu'il devrait, »

Et pourtant on peut voir, dans sa correspondance avec le gouverneur, si Bourlamaque se gênait pour décocher officiellement à Vaudreuil même des traits d’une exquise et impayable causticité *.

Dans les premiers jours de juillet 4756, on n’en était qu'aux escarmouches préliminaires de la guerre d’amour-propre. Il s'agissait de

du frère de Vaudreuil, qui affectait une indépendance peu réglementaire : « Sa vanité le poussait à recourir à votre décision malgré les ordres que j'ai été font de lui signifier une seconde fois. Je ne puis vous taire, Monseigneur, que ce gaverneur des Trois-Rivières, qui par bonté d'âme se laisse persuader par le premier venu, m'a donné plus de peine à contenir que toute la colonie depuis qu'il sait que M. son frère doit me succéder, Je respecte trop votre temps, Monseigneur, pour entrer dans le détail de sa conduite déplacée; et il me suffit qu'il se présente à vous [Rigaud se rendait en France avec un congé] pour vous mettre à même de mesurer sa capacité » (31 oct., fol. 311-312). Les griefs de Duquesne, fondés sur des faits déjà connus du ministre, au jugement de qui il se rapporte, ne doivent pas être exagérés.

1. Casgrain, 1, 72. — L'abbé C. déclare naïvement que les défauts de Vaudreuil, aussi bien que ses qualités, étaient justement « d’une nature à le rendre populaire » chez les Canadiens (Ibid., 73). Ces mêmes défauts lui avaient aussi valu quelque popularité à la Louisiane.

2. Voir, par exemple, sa lettre à Vaudreuil sur les papiers de Montcalm, 10 octobre 1759.

Page 1