‹ La jeunesse de Bougainville et la Guerre de sept ans [microforme]Chapitre 25 sur 113 · TITRES · texte numérisé non relu

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où il s'était rendu bientôt après avoir touché barre à Montréal. « M. le marquis de Montcalm, qui est parti dimanche matin avec M. le chevalier de Lévis [pour Carillon], m'a chargé, Monsieur, de vous écrire qu'il croyait qu'il y avait du changement à l'égard des projets formés pour votre parti! et dont vous étiez instruit. Cependant, somme vous connaissez le terrain et la coutume de ce lieu-ci, vous penserez aisément que ce changement pourrait encore être changé ?. » it, de son côté, Montcalm écrivait : « Depuis votre départ, on veut toujours faire le siège de Chouaguen; on attend des sauvages d’en haut; on a tous les jours des conférences. Je finis par donner un mémoire; on le prend ad referendum*. » Il en fut ainsi jusqu’au moment de l’entrée en campagne.

Néanmoins, l'affaire définitivement résolue, on la poursuivit sans tarder, La concentration se fit à Frontenac, où Bourlamaque avait déployé toute son activité pour remédier à l'insuffisance des préparatifs. « Nos ingénieurs occupés à fortifier cette place, » disait Bougainville, cependant alors dans les bonnes grâces du gouverneur #, « se plaignent de manquer ue presque toutes les choses nécessaires pour avancer louvrageÿ... Les ouvrages à Frontenac vont lentement. Comme rien n'est en état, ni hangars, ni artillerie, ni fortifications, ni bois de coupés, chacun tire les ouvriers de son côté, et ces ouvriers sont en très pelit nombre. En attendant, le blé, les grains, les poudres sont subdii. L'hôpital ne sera peut-être pas fini cette année. Enfin, tout me parait assez peu avancé. Dieu veuille que l'expédition qu'on médite réussisse®, » Et l'hôpital de Frontenac n'était pas un édifice inutile. Tous les jours, il y arrivait des malades. « Ces maladies sont causées par la mauvaise qualité des lards et far’nes. D'ailleurs, n’y ayant pas à Frontenac assez de fours ni de boulangers pour faire du biscuit d'avance, on ne le fait qu’au prorata du besoin. Ainsi, on le met chaud encore dans les barils et il arrive moisi au camp de M. de Villiers. M. l’intendant, pour remédier à cet inconvénient, doit incessamment envoyer partout un nombre suffisant de fours portatifs 7. »

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