Journal, 3 juillet
G. 1bid., 17 juillet.
7. Ibid. — Les ordres du jour que Bougainville a conservés dans son Jowr-
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C'est ainsi que le Mi: de Vaudreuil, dont les Canadiens vantent aujourd’hui la sagesse des préparatifs en la circonstance, organisait une expédition qu'il méditait depuis un an.
Bougainville suivit Montcalm, qui se rendait à Frontenac pour prendre le commandement de l'expédition. Il avait, pendant la plus grande partie de son séjour à Montréal, rempli les fonctions de commissaire des guerres en attendant l’arrivée d'André Doreil, commissaire en titre. « Je suis ici commissaire des guerres et major général, et déjà ce métier m'ennuie. C’est qu'il n’est pas bon à faire pour les autres?. » Durant l'expédition, il eut un rôle plus convenable à son humeur. On connait les détails du siège de Chouaguen. Inutile d'y revenir. Le jour même de la reddition des derniers forts, le 44 août, Montcalm, désirant précipiter le succès #, avait donné l’ordre à Rigaud
nal montrent en effet qu'il fallut achever des fours et travailler à l'hôpital jusqu’au dernier moment.
1. « Sans doute que la vanité de Vaudreuil était puérile, mais il n’en était pas moins vrai que c'était lui qui avait conçu et préparé le plan de campagne si admirablement exécuté par Montcalm » (Casgrain, 1, 137). — « Montcalm, par un fatal pressentiment, ne crut jamais au succès de la guerre, comme ses lettres ne l’attestent que trop; de là une apathie qui lui aurait fait négliger tout mouvement offensif sans Vaudreuil, qui, soit par conviction, soit par politique, ne parut au contraire jamais désespérer et conçut et fit exécuter les entreprises les plus glorieuses qui aient signalé les armes fronçaises dans cette guerre » (Garneau, II, 254). — Montcalm apathique! La découverte fait honneur à l'imagination de Garneau. Toutefois, pour être juste, nous énumérons, sans discute:, les mesures que cet historien porte à l'actif de Vaudreuil dans la circonstance : 1° la réunion du camp de Carillon pour détourner l'attention des Anglais ; 2° la formation du camp d'observation de la baie de Niaouré; 3° le lancement de barques armées er croisière sur le iac Ontario; 4° l'établissement de postes d’éclaireurs entre Oswego et Albany pour intercepter les courriers ; enfin, 5° l'invitation des Iroquois à Montréal et à Niagara pour tenir leurs chefs en otages (IT, 255).