‹ La jeunesse de Bougainville et la Guerre de sept ans [microforme]Chapitre 31 sur 113 · Cf. Kingsford, IV · texte numérisé non relu

Cf. Kingsford, IV

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Il était impossible de mieux prévoir la situation où l’on devait se débattre pendant les deux campagnes de 4757 et de 1758.

Mais, pour terminer le fort de Carillon, on se heurtait à des difficultés qui n’étaient pas toutes de nature militaire?. On sait comment, du haut en bas de l'échelle administrative et sociale, l’improbité régnait au Canada. Des concessions et privilèges, accordés d’abord avec quelque semblant de raison pour augmenter le zèle des gens, étaient devenus des sources d'abus ruineux qui ont contribué plus que tout le reste à la perte de la colonie. Et ce n’était pas seulement dans l'entourage immédiat de l’intendant Bigot, ni dans l’ignoble clique des fournisseurs qui lui faisait cortège, que l'on relève la marque d'une effronterie rapace. Les documents prouvent, — n’en déplaise, hélas ! aux Canadiens?, — que le mal était général. D'ailleurs, observe justement Parkman, dans un pays où les souches de famille

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