Montcalm au ministre, 28 août 1756 (Dussieux, p
2. Ce qui ne l'empêche pas de demander plus loin pourquoi Bougainville ne parle pas de l’égorgement des malades du fort Georges, où il partageait le commandement avec Bourlamaque (!), ainsi que de deux prisonniers massacrés la semaine précédente (2 août), après qu'ii les eut interrogés, « IT est singulier qu’il ne fasse aucune allusion ni à l’un ni à l'autre de ces deux faits. Serait-ce parce que le sang avait jailli trop près de lui? » (1, 298). Inutile de réfuter l'invention ridicuie d'un partage de commandement entre le colonel de Bourlamaque, — dont l'auteur est forcé de constater enfin la présence, — et le Cap° de Bougainville, à seule fin de pouvoir incriminer celui-ci, Bourlamaque n'était pas homme à supporter le moindre empiétement d'attribution (voir la lettre de Lévis à Montcalm, 6 sept. 1759). Quant à Bougainville, nous savons qu'il ne raconte pas ‘qut dans son journal, surtout lorsqu'il est très affairé, Il eûl sans doute complété son récit de la prise du fort, s'il était resté le lendemain sur les lieux. Mais, pour l'affaire du 2 août, il la raconte entièrement : « Les sauvages ont perdu deux hommes et fait trois [et non deux! prisonniers. Suivant leurs déposilions, les ennemis venaient de recevoir un renfort de 1,200 hommes ; ls savaient de la veille que nous étions en marche pour les allaquer. Ces pri- SONNIERS ONT ÉTÉ MASSACRÉS LA NUIT MÊME, PAR LES SAUVAGES PARENTS DES MORTS » (li \