‹ La jeunesse de Catherine de MédicisChapitre 7 sur 52 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

annonçant avec une sorte de bonhomie mélancolique l'arrivée de l'aïeule, apportant de Florence à Rome le trésor, le rejeton, l'unique créature de la famille!

« Verdeggia un rarao sol con poca foglia, »

dit aussi l'Arioste ', par allusion au seul rameau survivant de la grande branche des Médicis.

Sait-on comment, sous Clément VII, cet autre pontife son parent, et celui qui, en somme, la fit élever et la maria, elle fut la prisonnière du parti soulevé contre les Médicis, et retenue comme un gage précieux mis en réserve pour le temps où les conditions de la paix viendraient à être traitées? Elle n'avait alors que neuf ans, et fut confiée , de par l'Etat, aux soins d'ailleurs attentifs et vraiment maternels des Révérendes Mères du monastère des Murate et de celui de Sainte- Lucie. Autant d'épisodes, autant de faits émouvants dans cette histoire de l'enfant qui, sans qu'il en ait conscience, est un enjeu politique. Les négociations qui précédèrent son mariage n'ont jamais été non plus très-justement établies, tant dans les chroniques contemporaines que dans les écrits postérieurs , et c'est principalement pour les faits y relatifs que nous avons recueilli de piquants détails, d'intéressantes données, dans des recueils de textes diplomatiques

dépêche du 29 octobre 1519, n° V02 du recueil possédé par M. Rawdon Brown, à Venise.

1 Ludovico Ariosto, Opère minorî, édit. Le Monnicr. p. 210. Elegia prima.

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