PRÉFACE. IX
manuscrits, demeurés assurément inexplorés jusqu'à nous. C'est par quoi nous avons complété, en nos Appendices et Commentaires , certains chapitres de l'auteur qui nous a permis d'être son interprète auprès des lecteurs de France, déclarés et reconnus dans notre pays amis fervents et protecteurs éclairés des études si variées et toujours attachantes que comporte ce mot si grand : l'Histoire.
Ici donc se trouve Catherine de Médicis, en ses années juvéniles, écoulées tantôt à Rome, tantôt à Florence. Ne la cherchez pas Française, elle est ici uniquement Italienne, Médicis, nièce et cousine de Papes, instrument matrimonial de leur ambition souveraine. L'historien a donné pour limites à son récit l'heure où celle qu'on appelait la petite Duchesse d'Urbin, la Duchessina, devient madame la duchesse d'Orléans, en présence d'une cour infiniment pompeuse et rehaussée de la présence d'un Pontife qui n'était pas venu seulement pour bénir une alliance avec le fils du Roi Très-Chrétien , mais aussi pour convenir d'articles secrets propres à former un traité capital '. A compter de cet instant, c'est vers l'histoire de France qu'il convient de se tourner pour y
1 Voyez Documents historiques inédits tirés des Collections manuscrites de la Bibliothèque royale et des Archives, ou des Bibliothèques des départements, publiés par M. Champollion Figeac. T. III, n° xxxv, p. 515, « Projet de traité secret enire François Ier et le Pape (autographe de la main du Rci).