‹ La jeunesse de Fléchier (volume 2)Chapitre 40 sur 63 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

on de M. de Gaumartiu (suite). — Les habitués de Thôtel e Gaumartin : M"« de Scudéry, M"«» de la Vigne, M»« et f'i* Des Houlières, M»*» de Sévigné, Chapelain, Pellisson, luet, Gonrart. — Soin avec lequel M. de Caumartin fait lever ses nombreux enfants. — Fléchier, précepteur du fils e M. de Caumartin. Influence du maître sur Félève.

)ans la me Ssdnte-Avoye , se trouvaient jadis de iptueuses demeures : Thôtel Saint-Aignan, bâti sur

dessins de Lemuet, pour M. de Mesmes, comte vaux ; rhôtel Montholon, celui de la Trémouille, celui connétable de Montmorency, où Henri II vint assez vent, îuand on parcourt cette ancienne rue Sainte-Avoye^

comprend la partie de la rue du Temple allant aurd*hui de la rue Sainte-Croix de la Bretonnerie à me des Vieilles-Haudriettes, on est frappé de Taspect numental de certsûnes habitations : des portes giganques, montant fièrement jusqu'à la hauteur d'un pretv étage de nos jours; une cour spacieuse et au fond,

corps de bâtiment, où tout est robuste, solide, où r circule librement à travers des fenêtres larges et vées, rappellent une époque qui se fût mal accom-

modée de ces appaitements bas, sombres, maussades, que nous habitons aujourd'hui.

Mais si les édifices sont restés les mêmes, comme la face des choses a changé ! Ces beaux hôtels ont conservé leurs allures seigneuriales; mais où ne passaient Jadis qu'élégants cavaliers, belles dames ou grands adgaenis; où Ton n'entendait que le roulement des carrosses OQ le pas cadencé des porteurs, on n'entend plus que le bruit des lourds camions qui vont et qui ^ennent, que b cri des commis qui s'appellent, qui courent, soucieux^ empressés, « à travers les marchandises de toutes sortes, les eusses, les paniers, la toile d'emballage dont la coor est encombrée ». On est dans une fabrique : l'hôtel des Sully, des Caumartiu ou des Nicolaî est devenu un gymnase, un magasin dans lequel on débite des prodatis chimiques, du camphre ou de la canelle.

Dans l'un de ses contes les plus jolis et les plus fiosi A. Daudet a décrit avec beaucoup de charme et de vérité un de ces grands hôtels d'autrefois, déchus de leur antique splendeur ; il a fort bien indiqué le contraste qui existe entre la destination présente de ces palais et leur fortune passée. « M. Majesté arrive ches lui. D s'arrête devant un grand portail orné, où brille au ckir de lune un écusson, doré de neuf, d'anciennes armoiries repeintes dont il a fait sa marque de fabrique :

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