IM
il est le plus régulièrement civil de tous les hommes et le moins capable de désobliger quelqu'un p; à soi tour, Fiécbier écrit à M""* Des Houlières : « Ce cœur, made moiseile, n'est pas indigne de vous. Il a de la grandeur 6 de la générosité. . . Son plus sensible plaisir, c'est de pouvol obliger ses amis, ou de pouvoir reconnoltre les obligation qu'il leur a. » Si a l'âme de Théodamas n'est ouverte qu*! un petit nombre de gens >», de son côté, le futur préli déclare que ce le nombre de ses amis est, comme celui de élus, fort petit » . Gomme Théodamas est doux^ cinU comme sa conversation est douce^ facile^ agréable^ naiu reile, galante; comme il ne cherche pas « à contestei laissant parler ceux qui en ont envie, et demeurant toujoui en pouvoir de le faire, quand il veut » ; de même, Fléchie avoue qu'il est facile^ populaire^ officietix; qu^il n'aim pas à contredire; « lorsqu'il parle, on voit bien qu' sauroit se taire, et lorsqu'il se tait, on voit bien qu'il sai roit parler » . Rencontre accidentelle, dira-t-on peut-être non, assurément : mais rencontre , dirons-nous plutfr qui vient du désir d'honorer une noble mémoire, o d'adi*esser, par ces emprunts mal dissimulés, une flatteri délicate à Tauteur du portrait de Théodamas, à M^* i Scudéry, avec laquelle Fléchier eut d* aimables relation! comme nous le verrons dans la suite (1).
Esprit agréable, « à la fois poli et judicieux », Gonrai eut encore un cœur excellent; toutes les médisanot de Tallemant ne peuvent nous empêcher de rendre bon
|1) Voyez plus loin, ch. vu. — Voyea le portrait do Thé< damas, cité par M. Cousin, Société française, p. 102, vol. II.