MÉric, ist. de M. Emery, etc., t. Il, pp
en 1807, dire dans l’oraison funèbre de M. le chancelier Le Tellier, en présence de tous les magistrats du Parlement, que les libertés de l'Eglise gallicane avaient toujours été employées contre elle! »
Cette pensée du dix-septième siècle que, d'accord avec tous les tenants de la renaissance religieuse, il appelle alors à son aide, s’anime chez lui de flamme, et se pénètre d’onction. A l’heure où Napoléon cherche à asservir le clergé, s’efforce de séparer les uns des autres les prêtres ou les évêques, et voit d’un mauvais œil toute tentative qu'ils font pour lire, écrire où s’instruire ?, lui ne cesse au contraire de ranimer et d'encourager leur zèle : « Avec cet accent convaincu, avec cette parole ferme, émue, nourrie des textes des livres saints, auxquels 1l donnait une interprétation soudaine et vivante, M. Emery rappelait aux prêtres, dans les conférences ecclésiastiques, la nécessité de l’oraison et de la vie intérieure, l'amour de lPétude et du travail, le prix de la chasteté du cœur, le zèle pour le salut des âmes, le soin des Eglises et du culte extérieur. Il insistait particulièrement, quand il parlait de l’oraison et de l’étude : il exposait successivement, et avec sincérité, les prétextes divers par lesquels les prêtres isolés dans les campagnes croyaient excuser leur aversion pour le travail intellectuel; il n’en oubliait aucun, il les réfutait avec une grande vigueur, et, après avoir détruit ces vaines excuses d’une paresse qui engendre l'ignorance et met les âmes en péril, il les exhortait, dans une prière émue et pressante, à sortir de leur torpeur... » Etude et prière, élans mystiques et raison, c’est encore, avec l'esprit du dix-septième siècle, l’âme de M. Olier qui revit dans son successeur et qui inspire la Compagnie. |
Opposer le dix-septième siècle, avec son esprit d'ordre, de discipline et de foi, au dix-huitième siècle, fauteur d’anarchie