‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 102 sur 504 · HENRION, t. I, p · texte numérisé non relu

HENRION, t. I, p

énfin, qui ont suivi la loi naturelle; on nous a montré que dans quelques cas elle se taisait, et que l’on ne pouvait objecter contre elle que des calomnies !. »

Dès lors, pendant les cinq premiers mois de l’année, — pendant cette période de janvier à mai que les deux frères de La Mennais passèrent en 1806 à Paris, M. de Frayssinous prononça ses conférences. Il les donnait d’abord dans la chapelle des Allemands : « Les Conférences de Saint-Sulpice

sont si belles et si suivies, écrivait un des auditeurs le 10 mars 1806, qu'on y est grimpé Jusque sur les fenêtres, c’est à y étoulfer, et encore on est obligé de fermer les portes, de manière que plus de cent personnes sont forcées de s’en retourner. On se propose de quitter la chapelle des Allemands, et de chercher un autre local plus vaste?, » Et le vendredi 18 avril 1806, le même auditeur écrit : « Les Conférences de Saint-Sulpice sont de plus en plus admirables et de plus en plus nombreuses. Deux jours après avoir entendu la dernière, B... qui est le plus fort mathématicien de l’école polytechnique, et qui ne connaissait, il y a six mois, la religion que par les objections qu'on lui opposait, s’est décidé à aller trouver M. Frayssinous pour lui dire combien 1l était frappé: de nos preuves, et disposé à s’instruire à fond pour pratiquer hautement la vérité qu'il avait méconnue. L'entretien a été long, et cet intéressant jeune homme, plein d'esprit et de bonne foi, travaille en ce moment avec succès à revenir à peu près de l’athéisme au christianisme le plus prononcé.… Jugez maintenant combien ces Conférences fortifient les faibles et affermissent les forts3. » L’affluence était en effet si considérable que, l’année suivante, c’est dans la grande nef, devant un flot d’auditeurs s'étendant jusque dans la rue, que devait prêcher le conférencier #. Les deux frères assistèrent donc aux dernières conférences intimes dont, à la veille du succès décisif et bruyant, ils eurent cette bonne fortune de cueillir en passant toute la fleur.

LS

1. Inédit. Arch. de Saint-Sulpice. — Cahiers de M. Tesseyre, 2° cahier,

Re ff |

—. p.27. — M. GEOFFROY DE GRANDMAISON, dans son ouvrage la Congrégation, — a cité p. 49, en note, une partie de cet exte, mais d’après une leçon corri- …. gée par le copiste. Je rétablis la leçon originale, qui me paraît plus vi- . vante et plus spontanée.

. 2. Inédit. Arch. de Saint-Sulpice.

3, Inédit. Zbid., 4 cahier. Lettres de l'abbé Tesseyre.

À 4, HENRION, Vie de M. Frayssinous, t. 1, chap. viir, p. 57.

à MarEcHAL. — La Jeunesse de La Mennais.: 10

Va D FE se VAT OT et MO RTS SE PMP ” À Ar y V Ve ù : , Es dr: L'h'hilnsts" b- Led die nr:

En même temps qu'eux, un sulpicien que nous apprendrons prochainement à connaître, celui-là même dont nous venons de rappeler quelques impressions, suivait passionnément les conférences de 1806, et les archives de Saint- Sulpice nous ont conservé ses notes. Nous pouvons donc revivre la prédication de M. Frayssinous comme, à peine débarqués de Saint-Malo, Jean-Marie et Félicité de La Mennais l'ont de toute leur âme vécue. Recueillons-en quelques traits.

La première conférence à laquelle ils assistèrent était destinée à faire connaître le plan général des conférences de l'année, l'esprit dans lequel elles seraient faites, les dispositions qu'on devait apporter à les écouter. L’orateur commença par attirer le regard sur la situation présente de l'Église; il fit un tableau rapide, animé, des progrès de l’incrédulité depuis deux siècles. Et cet exorde frappa tellement Félicité de La Mennais, que nous le retrouverons bientôt utilisé dans ses Réflexions sur l’élat de l'Église. « Méprisée, rampant dans l’obscurité au siècle de Louis XIV, l'impiété s'élève par la chute des mœurs sous la Régence, et, commençant par les passions, elle finit par les crimes. Son règne sur la littérature s'ouvre avec les lettres persannes (sic); Voltaire et Rousseau étendent son pouvoir : Voltaire, niant tout, se moquant de tout, foule aux pieds sans pudeur lhistoire, le bon sens, la justice et la bonne foi, et prépare gaiement la ruine des mœurs et la catastrophe de sa patrie »; le caractère de Rousseau n’est pas présenté sous un jour moins fâcheux ni le danger de ses ouvrages moins hautement signalé. L’orateur dévoile ensuite l'esprit et les motifs de la foule de philosophes qui se rangèrent sous leurs étendards, et «cette horrible conjuration philosophique révélée par les écrits de Condorcet et l’imprudente publication de la correspondance de Voltaire » : il établit enfin que la Révolution française fut le fruit de la philosophie.

« Elle avait été prédite longtemps à l'avance par Fénelon, dans un passage aussi remarquable que pathétique de son sermon sur la foi, par Leibniz dans un fragment des Nouveaux Essais sur l'Entendement humain, que M. de Bonald a mis justement en lumière. Il fallait donc qu’elle fût; elle était dans l’ordre providentiel, et les philosophes n’en ont été que les instruments. C’est ce que montre bien la vanité des attaques philosophiques, la futilité et l'ancienneté des objections

des philosophes, qui se trouvent presque toutes réunies dans les ouvrages de Bayle surles Mystères, dans le livre prétendu de Fréret sur l’authenticité des Évangiles, dans les pages nombreuses que Voltaire a consacrées à quelques difficultés partielles de chronologie, de critique, ete. » Et M. Frayssinous renvoyait ses auditeurs aux apologistes qui avaient combattu les philosophes et leur avaient victorieusement répondu.

L'orateur indiquait ensuite son programme, et traçait à grands traits le plan des dix-sept conférences qu'il devait prononcer pendant le carème de 1806. « Sans s’arrêter aux difficultés de détail, déclarait-il pour bien préciser sa méthode, on exposera les grandes preuves, et on répondra aux objections principales qu'on leur oppose!. » L'abbé Tesseyre a recueilli ce plan tel qu’il fut sommairement esquissé?. Nous pouvons, en le parcourant, et sans oublier nos deux voyageurs

attentifs dans la chapelle des Allemands, remarquer que la

2e Conférence sur l’aulorilé du témoignage humain attire fortement l'attention sur ce problème de la certitude, dont l’Essai sur l’Indifférence apportera une solution ; que la 7° Conférence fait pressentir déjà la 11° partie du I* volume de Essai sur l’Indifférence, où l’on traitera de l'importance de la religion par rapport à l’homme et par rapport à la société ; que les quatre conférences suivantes constituent une apologie

2. Le voici, tel qu'il figure dans ses notes ; il est complètement inédit :

«2 Conférence. Preuves. Règles de la critique sur l’autorité du lémoignage human, applications aux faits de l’histoire de J.-C. et l’authenticité des livres qui la renferment. .

30 Miracles de J.-C. jugés par la raison et la critique.

4° Certitude de la résurrection de J.-C., le plus éclatant et le plus important des miracles. DA

50 Preuve tirée de l’établissemént du christianisme.

6 Preuve tirée des (sic).

7° Bienfaits du Christianisme relativement à l’homme, ia famille etla société. ; ; a

Systèmes généraux d'objections. Réponses aux principaux systèmes d'objections.

8 et 9,0 Sur les Mystères.

10° et 11° Sur la morale du Christianisme accusée d’être abjecte, ridieule, impraticable dans la société. PME

12 Sur le culte accusé de superstition et d'inutilité.

Imputations diverses.

13° Intolérance. ge

14 Sur le fanatisme, mot commode et fort usilé,.

15°, 16°, 17° Ignorance et crédulité. »

(Inédit. Arch. du séminaire de Saint-Sulpice.)

duchristianismeautriple point de vue du dogme, de la morale et du culte, dont le même ouvrage utilisera ensemble et les éléments et le plan; que les dernières enfin, à partir de la 13°, ne sont rien moins qu’une réfutation des prétextes à l'indifférence en matière de religion. Plus tard, nous le verrons, c’est dans les papiers mêmes de l’abbé Tesseyre que Félicité de La Mennais pourra retrouver.ces notes : il les utilisera. Mais auraient-elles pris sur lui tout le pouvoir qu’elles exerceront un jour, s’il n’en avait entendu d'abord, en 1806, le développement passionné ?

Comment Félicité de La Mennais résisterait-il aux arguments des conférences, aux suggestions aussi de ce perpétuel tôte-a-tête avec Jean-Marie rapportant chaque jour de Saint- Sulpice des émotions religieuses renouvelées et comme rajeunies, et faisant revivre en sa personne même et dans ses récits, les pieuses ardeurs du séminaire et la profonde paix de l’âme qu’en y goûte ! ? Félicité dut entrevoir alors comme une image de la vie heureuse à laquelle il aspirait, et que, malade, il poursuivait en vain depuis si longtemps. Dans leurs entretiens du Séminaire des Missions étrangères, sans doute les deux frères se laissèrent-ils entraîner au rêve charmant et dangereux d’une vie sacerdotale qui, les unissant tous les deux en des travaux communs et chers, les ren-

drait utiles à l’Église et secourables lun à l’autre, Songes

d'un malade qui croit pouvoir, en imitant celui qu'il aime d’une tendresse si vive, réaliser en soi-même ce calme souverain, cette raison qu'il admire et qu'il goûte en lui; rêveries d'un avenir indulgent à tous deux, où se laisse douce-

1. On lit sur une lettre de Félicité de La Mennais à l'abbé Bruté, du 17 février 1809, cette annotation de la main de l’abbé Bruté : « Une des lettres de Féli avant qu'il fût venu au séminaire de Rennes et que je J'éusse connu personnellement, excepté par ma correspondance avec un frère qui l'avait regagné à Dieu. » Ces lignes établissent que Félicité de La Mennais n'était pas allé à Saint-Sulpice pendant le voyage de Paris en 1806. Comment, sans cela, n'y eût-il pas rencontré Bruté, que Jean- Marie y voyait alors journellement ? (Cf. Lettres inédites de J.-M.et F. de La Mennais, recueillies par H. ne Courcy, Paris, Bray, 1862, in-16, p. 28.)

__ment bércer, et sans y trop croire peut-être, Jean-Marie

convalescent. N'éprouvant pas encore le retour de ses forces, il se croit contraint de renoncer à cette vie d’action, d'organisation et de direction pratique pour laquelle il

s’était senti une si impérieuse vocation: imprudemment, il

encourage donc les espoirs de Félicité. L'un voit dans le. sacerdoce la paix de l’âme si vainement cherchée, ignorant que la robe du prêtre ne met pas plus à l’abri des tourments intérieurs que l’habit du laique, et qu’elle ne donne le repos qu'à ceux qui l'ont mérité. L’autre encourage un peu distraitement cette naissante et encore si fragile vocation comme un

de ces projets incertains, mais aimables, auxquels on peut

s’abandonner sans péril, en ces heures de repos douteux entre deux campagnes. Il ne sait pas de quelle ardente étreinte la quête désolée du bonheur y attachera Félicité de La Mennais; comme il ignore de quelle exclusive passion

cette âme si mobile et si tendre se contemple et s’incarne en lui:

Mgr de Pressigny est naturellement consulté !. Comme il à décidé et presque improvisé cinq ans plus tôt l'avenir religieux de Jean-Marie?, les ouvertures de Félicité qui lui rend

4 visite et l’interroge M son nouveau projet reçoivent sans

doute bon accueil. Premières et encore douteuses” velléités sacerdotales, qu’un ancien et sûr ami de la famille, prêtre d’ailleurs très pieux et bien au fait des besoins de l'Eglise, ne peut manquer d'encourager. Le malade emporte ce fragile espoir, et son destin a fait un pas.

Ils regagnent la Bretagne en mai*, à cette époque exquise où tout renaît, où les ajonés déjà sont en fleurs: la lande en est toute dorée. Les printemps bretons ont une douceur mélancolique et pénétrante qui les rend sévères et concentrés Jusque dans leur joie ; la campagne, vierge passionnée, y renferme en elle Le mystère charmant dont elle vit; le secret, par instants, échappe. Qu'elle est bien à one n de l’âme de Félicité !

1. Rousse. Lamennais d’après ses correspondants inconnus. Rev. des Quest. hist., 1 juillet 1908, p. 228. L’oncle des Saudrais y parle de « la visite de Féli à Mgr de Pressigny », dans une lettre du 9 juillet 1807.

2. LAVEILLE, J.-M. de La Mennais, t. I, pp. 34-37 et 45, et RoPparTz, Vie de J.-M. de La Mennais, p. 36.

3. Ils sont de retour en Bretagne, le 24 mai 1806, d'après ‘une lettre citée par Roparrz, J.-M. de La Mennais, p. 52. La lettre citée par RoussEer Lamennais d'après des. doc. inéd, I, p.18, etrappelée par lui dans la Rev. des quest. hist., 1 juillet 1908, p. 230, montre que les deux frères étaient à Saint-Malo en juillet, non qu'ils revenaient alors de Paris.

A ALAN di - LP Da Lt, nm gi - ÿ ee 1 4 OP Poe VUS y ad c # . Fe VASTE 1 ; { ; , me :

A peine les voyageurs sont-ils de retour, la confidence a couru la campagne : Féli veut devenir prêtre. Le bonhomme Kerloguen le répète, au commencement de juillet, à l’onele des Saudrais, qui s’en réjouit et s’en inquiète pour son frère, aux oreilles duquel le bruit pourrait bien arriver. On peut compter d’ailleurs sur sa discrétion : dans tous les cas, il ne saura rien, cela ne conviendrait pas. Vous comprenez, un oncle instruit, avant le père, d’une décision pareille ! cela n’est pas acceptable !. Mais l'oncle est bien content d’avoir surpris ce grand secret, et voudrait toute la confidence.

Laissez rêver votre neveu, oncle des Saudrais, son secret en est un encore non seulement pour vous, mais pour lui. Des mois, des années passeront avant que votre disciple, douloureux et tout déchiré, s’abandonne au courant qui déjà l’incline et l'emporte. Laissez-le s’enchanter de son rêve, il ne connait point d’autres joies : en connaitra-t-il jamais d’autres ? Mais craignez pour lui le réveil.

En attendant, l’existence pieuse et toute chrétienne, la vie de retraite et de labeur a besoin d’un apprentissage : et, suivant l'impulsion toute-puissante du temps, que faire, sinon

revivre la pensée la plus mûre, la plus sainte et la plus féconde du grand siècle ?

C’est ainsi qu'au retour de Paris, Félicité consacre tout son temps à Bossuet?. Il vérifie lui-même l’exactitude de la remarque faite, quinze ans plus tôt, par M. Emery : « Ce ne sera point sans étonnement, écrivait alors le directeur de Saint-Sulpice, qu'on reconnaîtra sous la plume de M. Jurieu les principes erronés et tous les faux raisonnemens de nos phi-

1. Roussez, Lamennais d'après ses correspondants inconnus. Rev. des Quest. hist., 1°r juillet 1908, p. 228.

2. Manuscrit autographe et inédit de F. de La Mennais : Histoire des variations des Églises proteslantes. Défense de cetie histoire. Avertissemens aux protesians et Instructions pastorales sur les promesses de J.-C. à son Église, par BossueT ; précédé d’une Préface par l'abbé LE Roi, éditeur, 5 vol. in-12, Paris, 1770. Avec en exergue : Nunquam fides Christiana el Ecclesia catholica variavit (SANT AuG., 1. I, Cont. Julian., ©. vi, n. 63). 17 pages in-4 de notes autographes et manuscrites prises par Félicité de La Mennais au cours de sä lecture.

Ce ms. qui a figuré au catalogue Charavay d'avril 1911 (N° 69919-80)

est devenu la propriété de M. Pearson, de Londres, qui a bien voulu m’en donner communication.

suis an -È in du D'un

bals mul is

FE

| és At

ban

at D -, À 0 ML DS à tu | ns ds 28 < cCaù , ,

losophes modernes. Mais aussi nous verrons avec une bien grande satisfaction qu’ils ont déjà été confondus depuis longtemps et détruits sans ressource !. » Cette satisfaction, Félicité l’éprouve assurément, lorsqu'il voit, au cours de sa lecture, les doctrines du Contrat Social réfutées d'avance par Bossuet. C’est Rousseau qu’atteignent tous ses arguments, Rousseau, à travers Jurieu : l’auteur de l'Histoire des varialions ne montre-t-il pas que, divisés sur tout le reste, les protestants et les hérétiques ne s'accordent que dans la haine de l'Église romaine, c’est-à-dire de l'autorité ?? N’a-t-il pas démontré qu’ils conviennent encore tous du commun principe de se régler sur les Ecritures interprétées par l’esprit particulier ; d’où sont nées toutes leurs divisions, puisqu'ils ont adoré « chacun les illusions de son cœur sous le nom de la vérité éternelle ? »? Dés lors ils devaient varier, ils devaient soutenir les opinions les plus absurdes et les plus licencieuses #.

Cette autorité de l’Église que Rousseau, lui aussi, rejette et

condamne sous oc de ne rien donner à lautorité des

hommes — comme s’il s'agissait ici d’une autorité humaine! — c'était précisément le point fixe sur lequel il fallait appuyer toutes les recherches qu’on avait à faire ; et faute de s’y être

arrêtés, les hérétiques curieux ou ignorants ont été livrés aux

raisonnements humains, à leur chagrin, à leurs passions particulières, en sorte qu’ils n’ont pu éviterles deux inconvénients marqués par saint Paul dans les faux docteurs, dont l’un est de « se condamner eux-mêmes par leur propre jugement », et l'autre « d'apprendre toujours sans jamais pouvoir parvenir à la connaissance de la vérité® ». Mais on ne change pas les conditions de la nature humaine : elle aspire à l’ordre, au repos dans la vérité. Ce repos ne peut venir que d’une autorité Infaillible : « Je dis qu'il faut un moyen de se résoudre sur les doutes, et que ce moyen soit certain ». Or les catholiques

1. Principes de Messieurs Bossuel el Fénelon sur la Souveraineté, etc... à Paris, 1791, in-8, préf., p. xIv.

2. Hist. des Var., 1. XI, pp. 146-147 et 227-228 (éd. Hachette, in-16, t. IT, 1879). Cf. Essai sur l'indifférence, t. I, Introd., p. 17 et surtout chap. VI, pp. 156-157.

3. Hist. des Var., 1. XI, p. 224. Cf. Essai sur l'Indifférence, &. 1, chap vi,

pp. 148 et 150. 1

4. Hist. des Var., 1. Il, p. 336. Cf. aussi L VI et IL. V, p. 415. Cf. Essai sur l’Indifférence, t. I, chap. SAUT IRD

Page 1