ROPARTZ, p
2. Lettres inédites, par H. DE Courcy et LA GOURNERIE, PP. 25-27. 8, Ibid., p. 17.
forte, les chrétiens sortiraient du sommeil de l'indifférence, et
nous verrions renaître la beauté des anciens jours. » Or, Féli a le don de la parole écrite. Mais il ne sera l’apôtre tant attendu, que s’il devient assez sage pour incliner tou-
jours sa volonté devant Dieu : « Nous manquons de confiance
et de foi, et nous nous agitons, nous nous troublons, au lieu de rester tout doucement dans le sein de Dieu, comme des enfants simples et dociles. Cela fait pitié : on craint de s’abandonner, de se perdre, et on se retrouve, hélas ! avec toutes ses inquiétudes et toutes ses misères?! » Diserètement, et sous couleur de confidences à l’abbé Bruté, Jean-Marie fait passer sous les yeux de Félicité les conseils les plus opportuns. Quand serons-nous donc entièrement à Dieu! s’écrie-t-il le 26 avril 1808 : « Rien n’est si aisé, dans un moment de ferveur, que de lui donner tout; mais j’éprouve chaque jour combien il est difficile de ne pas se reprendre et d’être à lui en détail. Lorsqu'il en faut venir à porter le dernier coup
l’amour-propre, le fond de Pâme se déchire, et le courage manque. » Se soumettre à Dieu sans réserve, porter le dernier coup à l’amour- Pere que de fois, les résolutions prises, le courage à manqué! et que de fois encore il manquera à
Félicté ï ! :
Tous deux allaient bientôt passer ie jours aux Cor-. bières « pour prendre le lait ». Leur santé devenait meilleure parce qu'ils consentaient à la ménager un peu. Instruits par une dure expérience, et suivant les CONS de l’abbé Bruté, ils se résignèrent à avoir les « égards convenables » pour le corps, pour « frère dne », «un peu de soin pour le pauvre animal », afin «que l'esprit ne lé consumät pas ainsi tout d’un COUPS ».
Rien ne pouvait leur coûter davantage. Sans doute, ils lisaient, la plume à la main : le Zend-Avesta traduit par AN- QUETIL, les Znstitutions de la loi hindoue, de W. Joxes, le Chou-King,un des livres sacrés des Chinois, l’article « Ma-
1. Lettres inédites, etc., par H. pe Courcy et LA GOURNERIE, pp: 17-18. :