Ibid, pp. vi-vur. Cf. aussi p
d’avoir à établir les principes fondamentaux du Gouvernement qu'un grand homme a rendu à la France pour son
bonheur, » Napoléon, en 1800, dans sa fameuse allocution . aux curés de Milan, n’a-t-il pas déclaré « que la religion eatholique est la seule qui puisse procurer un bonheur véritable à une société bien ordonnée et affermir la base des bons gouvernements », et qu'elle seule « donne à l’État un appui ferme et durable » ? Ainsi tout ce que l'écrivain demande à la puissance civile, ce sont « les moyens de concourir plus efficacement à ses vues ? ». Après l’anarchie révolutionnaire, on veut, on cherche en tout l'unité » : et les propositions de l’auteur n’ont pour but que de la produire et de la consolider dans l’Église. « C’est entrer dans les vues d’un gouvernement réparateur, e’est répondre à ses vœux que de faire connaitre tout ce qui peut hâter l’accomplissement d’une œuvre si importante. » En combattant avec énergie les jansénistes et les philosophes, on n’obéit pas seulement à une conviction d'autant plus forte qu’on a souffert des uns et des autres, mais on sait agréer au maitre pour qui les termes « Janséniste » et « philosophe » sont deux épithètes également injurieuses à ceux auxquels dans ses accès de colère il se plait à les appliquer; car il sait « que les disciples de Jansénius et de Quesnel ont introduit l'anarchie dans l'Église, comme les philosophes l'ont mise dans l'État? ». Ah! que Félicité de La Mennais connaît bien les craintes de Napoléon ! Instruit par lexpérience de l'Ancien Régime, l'Empereur redoute les factions religieuses autant que les factions littéraires ou parlementaires. Il faut done, pour lui faire accepter les projets d’assemblées ecclésiastiques, si nécessaires au clergé, intéresser son amour-propre à cette partie du programme qu'on voudrait lui faire adopter; et comment, sinon en lui montrant comme un signe de faiblesse dans un gouvernement, les inquiétudes dont, à cet égard, on n’ignore pas qu'il est obsédé ? Après avoir cité les revendications relatives aux Conciles nationaux et provinciaux, que formulaient, en 1790, les évêques députés à l’Assemblée nationale, dans