Ibid., p
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l'Exposition des principes sur la Constitution civile du clergé, Félicité de La Mennais, adroitement, ajoute : « Telle était la faiblesse du Gouvernement, que la réunion de quelques Évêques, dans une ville de province, pour traiter de la discipline ecclésiastique, lui faisait peur. Il n’en est pas ainsi aujourd” hui, et certes ce ne seront pas ces craintes ridicules qui porteront le chef de PÉtat à se priver des nombreux avantages qu'offrent les conciles provinciaux et nationaux. Il veut lebien, etil Le fera; il veut l’ordre, et il létablira, car ce n’est pas à lui que peuvent en imposer les préventions surannées de l'esprit de parti, ou les timides précautions d’une politique étroite et pusillanimef. »
Tels sont les artifices par lesquels, en toute naïveté, Féli: cité de La Mennais croit pouvoir gagner l'Empereur.
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Le plan de l'ouvrage est très net; quoiqu'il manque un peu d'équilibre, la composition, du moins pour le détail, en est tout à fait rigoureuse. Il comprend deux parties d'inégale étendue : dans la première, l’auteur décrit les développements de l Église, ses épreuves et ses combats depuis sa première origine, mais surtout au dix-huitième siècle; dans la seconde, il propose contre les maladies qui la rongent, les remèdes les plus efficaces. Cette seconde partie, beaucoup plus courte que la première, est cependant le véritable objet de la brochure, et celle qui la précède n’a pour but que de la faire plus aisément accepter.
On ne doit voir dans les pages qui ouvrent la première partie qu ’une introduction, d’ailleurs grandiose, à celles où la situation de l’Église au dix-huitième siècle est déchité, L'auteur, remontant d’abord aux premiers temps du christianisme, rappelle son triomphe miraculeux sur les persécutions, puis sur les hérésies?; et comme il voit, avec Bossuet, dans les hérésies, les occasions que la Providence offre à la foi de
1, Réflexions, etc:, pp. 124-125.