‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 137 sur 504 · Ibid., pp. 1-2 et · texte numérisé non relu

Ibid., pp. 1-2 et

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développer la doctrine, il laisse entendre qu'il projette une Histoire de l’Église, considérée spécialement sous cet angle!, et par rapport à laquelle les Réflexions ne seraient dans son esprit qu'une amorce.

C'est après ce préambule qu'il entre vraiment en matière : il considère avec Bonald? et, on peut le dire, avec Bossuet, tant les vues de ce dernier avaient été pénétrantes et précises3, la Réforme comme la véritable origine de la philosophie moderne et de tous les maux qu'elle engendre, Car c’est elle qui, ruinant toute autorité, établit l’anarchie en principe - dans Église et dans l’État. Révolution inouïe, qui ne s’accomplit pas en un jour, et qui, sommairement analysée dans ses antécédents, le schisme d'Occident et les hérésies de Wiclef et de Jean Huss, puis dans son esprit, «examen particulier », nous est montrée dans son terme, la tolérance, c’està-dire l’indifférence religieuse, le déisme et la philosophie #.

L'étude de la philosophie moderne constitue la partie centrale et la pièce maitresse de ces premières pages. L'auteur l'y examine à trois points de vue : d’abord, en elle-même, c’est-à-dire quant à ses origines, ses moyens de propagande, sa doctrine et ses appuis : ensuite, dans les obstacles qu'elle a rencontrés et les résistances qui lui ont été opposées ; enfin, dans la Révolution, son effet.

Il est d'accord avec Bergier, dans son Apologie de la Religion?, pour attribuer à Bayle, « écrivain protestant », l’introduction en France de la philosophie moderne. Mais le succès de ces pesants in-folio n’est dû, selon lui, qu'au libertinage des esprits forts qui citaient déjà toutes les vérités au tribunal de la raison. L'auteur s'arrête avec complaisance sur la résistance qu’au dix-septième siècle l’Église sut opposer au torrent: les œuvres de Bossuet, de Fénelon, de Pascal, de Malébranche, sont successivement ‘appelées, et résumées en quelques mots. L'auteur loue les fondations pieuses, et surtout la charité de saint Vincent de Paul; enfin les œuvres collectives, celles des Frères de l’Instruction chrétienne, des

1, Réflexions, etc., pp. 5-7.

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