Réflexions, pp
5. T. I, p. 9, chap. 1, $ 4. Cf. FRayssINOUs, 1" Conf, de 1806. Voyez suprà, lepartie, chap. v, p. 146.
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Sœurs de Charité, des Religieux de tous les ordres, et surtout des Jésuites, reçoivent un Juste tribut d éloges, tandis que le Jansénisme est véhémentement flétri!.
A ce tableau du dix-septième siècle chrétien, l’auteur oppose celui du dix-huitième siècle philosophique : la aid tion morale de la Régence ouvre ia porte à la philosophie ?. Celle-ci trouve ses moyens de propagande dans les passions qu’a développées le fameux système ‘de Law, le relâchement des mœurs, et la tradition d’impiété dont la société épicurienne du Temple était au début du dix-huitième siècle la fidèle dépositaire #. C’est de là qu'est sorti Voltaire qui, « distribuant d’une main légère la raillerie et le sarcasme », accoutuma les esprits « à considérer la religion sous un point de vue ridicule ». Les pamphlets qu'il écrit ou quil inspire répandent à profusion les calomnies contre la reli-gion, tandis que les réfutations, nécessairement plus sérieuses, ne sont lues de personne; et, par un étrange aveu- glement, cette philosophie nouvelle qui devait les renverser, 16 tout accueil des grands, des ministres et des Rois#, Les succès mondains de Voltaire, son ascendant auprès des Souverains du Nord, bientôt la situation que son esprit et ce rôle de dispensateur des réputations, qu'il avait su prendre, lui valut à la cour, l’exaltation de l’amour-propre qui multipliait les gens de lettres, devenus dans l'Etat une véritable société constituée pour détruire, les journaux dont il disposait et qui répandaient la calomnie sur ses adversaires, tout fut employé par lui contre l’Eglise*. Sans doute la Sorbonne, les Évêques, les Parlements résistaient: mais la philosophie sapait et démolissait l’un après l’autre tous ces corps, vrais soutiens de l'édifice social, parce qu'ils sont moins aceessibles que l'individu aux passions 5. C'était le peuple qu’on voulait atteindre surtout: une propagande abominable descendant jusqu’à la chaumière, l’apostolat de la débauche et de l'irréligion dont le club d’Holbach fut le foyer le plus actif, Pince des sociétés occultes, des académies et des spec-
de Réflexions, etc., pp. 13-25. Cf. 1° Conf. de Frayssinous (1806). Voyez suprà, l® partie, chap. v, p. 146.