‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 142 sur 504 · Réflexions, etc., pp · texte numérisé non relu

Réflexions, etc., pp

renversement de tout l’ordre social, dont la conséquence est un athéisme ouvert et une anarchie déclarée!.

Apres le bannissement du clergé et l'exécution du roi, les espérances de la philosophie furent pleinement réalisées : « La société sans culte, sans Dieu, sans roi, fut libre enfin, c’està-dire qu'au nom de la liberté vingt-cinq millions d'hommes gémirent dans le plus affreux et le plus abject esclavage. »

Tous les forfaits qui souillèrent alors la France, vol des propriétés et massacre des propriétaires, destruction des monuments des sciences et égorgement des savants, abolition de l’éducation publique, adoration publique des préstithées sur les autels sous le nom de la déesse Raison, profanation des cadavres, proscription du culte et massacre de ses ministres, «ne furent que l'application des principes de la philosophie ? ».

Le Directoire, qui rétablit partiellement l’ordre, persécuta cependant la Religion, déportant les prêtres, arrêtant, emprisonnant le Pape, et s’efforçant de fonder, sur les ruines du christianisme, la « Religion simple etcomposée seulement d’une couple de nue », dont un de ses membres était l’inventeur ÿ.

Mais enfin Napoléon paraît : « À sa voix les ruines de la société entrent en mouvement, chaque débri (sic) va trouver sa place, et l’édifice social se reconstruit de lui-même... La Religion et la Monarchie renaissent ensemble, et la révolution est terminée. » L'Empereur restaure la Religion : il rouvre les églises, rappelle les prêtres proscrits, réorganise le clergé en refondant les diocèses, de concert avec le Souverain Pontife et la majorité des évêques, assure par des pensions la subsistance des curés, signe le Concordat : « Les pasteurs du premier et du second ordre ne furent plus réduits au pain de l’aumône ; et certes on ne pouvait rien faire de plus à Pépoque du Concordat » ; le sacre de cet autre Charlemagne

fut la reconnaissance « de la souveraineté de Dieu, et la céré-

monie du couronnement, comme une renonciation solennelle

Page 1