‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 152 sur 504 · bid., p · texte numérisé non relu

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la sienne: rallumer la flamme religieuse chez les autres, ne sera-ce pas rendre aussi la chaleur divine à son âme? Pour peu qu'il lise entre les lignes, qui donc n’entendra pas ici le eri du malade vers la vie? Félicité de La Mennais déclare la guerre à l’indifférence, parce que la maladie du siècle est précisément son mal.

Le manuscrit des Réflexions sur l’état de l'Église en France au XVIII: siècle et sur sa situation actuelle était prêt le 18 février 1809. Ce jour-là, Jean-Marie l’adressait à l'abbé Bruté, non sans joindre au paquet de nombreuses recommandations : « De propos en propos, lui disait-il, j'en viens à vous proposer de lire les feuilles que je vous envoye, et de les faire passer ensuite à M. Emery, sans faire connaître de qui vous les tenez. Nous serions bien contents s’il avait la bonté de parcourir ce petit ouvrage, et de nous dire s’il convient qu’il soit imprimé. Il en jugera mieux que personne, et ses conseils seront notre règle. Ce parti ne vous paraît-il pas le plus prudent et le plus sage ? Marquez-nous ce que vous en pensez, et si vous êtes de notre avis, veuillez avoir la complaisance d’expédier le manuscrit à M. Emery par la voie que vous croirez la plus prompte et la plus sûre. Ne manquez pas de tenir compte de vos frais, afin que je vous les rembourse.

«On n’a rien dit des missions protestantes, parce qu'il y aurait trop à dire; nous avons trop de matériaux pour une note, et pas assez pour faire un livre... »

L'abbé Bruté s’empressa d’exécuter la commission ; quelques jours après, il répondait à l'abbé Jean : «M. Emery a été bien sensible à votre envoi. Il vous exhorte vivement à cultiver profondément les sciences ecclésiastiques, poussant de douloureux gémissements sur leur dépérissement déplorable. Deposilum custodi. Ah! s’il savait que vous êtes deux, et deux irèrés”? !»

A cette époque, l’abbé Bruté n'avait encore obtenu de

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