‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 181 sur 504 · A TES D TA D EU PU · texte numérisé non relu

A TES D TA D EU PU

. aîné l’y engage. « Mille choses bien tendres au bon M. Mil- . laux; je lui écrirai incessamment! », déclare à Bruté Jean- . Marie, ke 20 juillet 4809 : on den à quelle intention, eb quelles questions il va poser au sage et pieux sulpicien. Vai- nement Bruté voudrait-il Jean pour compagnon à Paris ; comment abandonner Féli tout désemparé, puisqu'il est son nie que appui ? « J'ai mille raisons bien fortes et bien tristes qui me condamnent à rester ici?. » Entendons-les à demi-mot.

Une lettre de Féli à Jean nous montre ses angoisses et les douleurs que lui coûta cette seconde décision : « La réponse de M. Millaux est consolante sous certains rapports : elle suffit pour tranquilliser sur la nature d’une vocation qui aurait pu sembler douteuse. D'un autre côté, mes inclinations s'accordent assez avec le parti qui te paraît le meilleur, et en somme tu as bien fait d'envoyer mes noms. » Sous certains rapports — vocation douteuse — en somme — que de réserves, et combien Jean-Marie dut éprouver fortement à cette lecture les dangers de la situation ! J’en trouve sur le manuscrit un bien inquiétant indice. Au courant de la plume, Félicité d’abord avait écrit : la réponse de M. Millaux « suffit pour tranquilliser sur la réalilé d’une vocation qui aurait pu sembler douteuse 4 ». Puis après réflexion il avait,en surcharge, substitué le mot nature à l'expression réalité. L'hésitation entre la vocation du prêtre et la vocation monastique dissimulait done une hésitation plus profonde entre la vie religieuse et la vie moins engagée du fidèle et pieux chrétien. On mesurera mieux maintenant la portée des lignes qui suivent : «ll y aura np bien des choses à andre d’iei le mois de septembre ; de nouveaux délais seront peut-être nécessaires : 1l ne Fat rien brusquer, ni rien négliger surtout pour apporter les dispositions convenables à une action si grande et qui en exige de si partaites 5. »

Il fallait une raison bien grave pour arracher Jean-Marie à la Bretagne dans des conditions semblables : l’arrestation du Pape et l’urgente nécessité de régler directement, et non par la poste, peu sûre, le destin des ARéflexions, lui imposa

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