Ibid
2 EL cs ñ 5 - OS DEN . Q x . de l’en remercier, et saisit aussitôt l’occasion de revenir à ses goûts de retraite.
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Je révère beaucoup saint Godefroid, mon cher ami, mais saint Léonard est bien plus près de mon cœur, et je regarde le choix que vous en avez fait comme un trait de la Providence du bon Dieu, qui veut me faire sentir de plus en plus le besoin que j'ai de la pénitence, les dangers du commerce des hommes, et les saintes dé- lices de la solitude où l’âme appliquée à un seul objet, et concentrée dans une seule pensée, ne voit, n’aime, ne désire que celui qui doit être à jamais son partage. Qu'il est touchant, ce bon solitaire à genoux près du rocher d’où sa prière pleine de foi vient de faire jaillir une source d’eau vive ! Oh! que ne m’est-il donné de m'abreuver de cette eau du désert, de cette eau qui désaltéroit les Maurice, les Hilarion, les Pacôme dans leur pauvre cellule, et Arsène dans les sables de la Thébaïde, et Jérôme dans sa grotte de Bethléem ! Que faisons-nous, cher ami, parmi les hommes? - N'entendons-nous. pas l'esprit de Dieu qui nous crie : Salvabuntur qui fugerint ex iis, el erunt in montibus quasi columbæ convallium omnes trepidi. Quand je lis les vies merveilleuses de ces colombes des . vallées, lorsque j'entends, comme dans le lointain, leurs gémissements solitaires, je ne sais quelle tristesse et douce et amère à la fois s'empare de mon cœur, et je n’ai de consolation que dans l'espérance de pouvoir un jour m'écrier avec le Prophète, cHngaui fugiens, et mansi in solitudine*.
Cette exaltation, dont nous avons aperçu la cause, tombe brusquement après les ordres mineurs?, comme lle était tombée après la tonsure, pour faire place à une dépression accablante : « Je me suis trouvé pendant deux ou trois jours, écrit-il au commencement de janvier 1810, dans un état d’affaissement qui ne me permettait pas même de lire 3. » La