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évidemment, que c’est non seulement nuire à la liberté de l’Église, mais encore ouvrir la porte au schisme et aux élections invalides ! ? »
Napoléon envoya aussitôt en forteresse plusieurs chanoines de Florence convaincus d'intelligence avec le Pape. Et le vicaire capitulaire de Paris, Pabbe. d'Astros, qui avait reçu un exemplaire de la bulle relative au cardinal Mau, fut, à l’audience solennelle du 1° janvier 1811, apostrophé dans les termes les plus menaçants par l Empereur et envoyé ensuite à Vincennes où il resta prisonnier jusqu’en 1815. Après cet éclat, le chapitre de Paris vint faire amende honorable à Napoléon le 6 janvier 1811 : « Le Pape me prend-il pour un de ces rois fainéants ou imbéciles que subjugua Grégoire VII, déclara publiquement l'Empereur à cette audience. Si le Pape » fait la promesse solennelle de ne rien faire contre les quatre “ articles de la déclaration de 1682, qu’il retourne à Rome, qu'il vienne à Paris, qu'il choisisse un autre point de l’empire ! Cette liberté lui est donnée par le sénatus-consulte.. A l'égard des institutions canoniques, puisque le Pape s’est obstiné à ne pas exécuter le Concordat, je peux et je dois” dans les circonstances actuelles y renoncer. » En même temps la captivité du Pape était resserrée et aggravée.
Pie VII, sans se laisser abattre, persistait dans sa résistance passive. Alors, après avoir songé quelque temps à résoudre par une loi la question de l'institution canonique des évêques, Napoléon, conseillé par des jurisconsultes comme Cambacérès, Regnault de Saint-Jean d’Angély, Merlin, Boulay de la Meurthe, qui lui remontraient qu'il allait ainsi droit au schisme, se décida à rappeler la commission ecclésiastique, augmentée de l’abbé de Pradt et du cardinal Caselli, et à lui poser, le 8 février 1811, ces deux questions : « 1° Toute communication entre le Pape et les sujets de l'Empereur étant interrompue quant à présent, à qui faut-il s’adresser pour obtenir les dispenses qu'accordait le Saint-Siège ? 2° Quand le Pape refuse persévéramment d'accorder des bulles aux évêques nommés par l'Empereur pour remplir les sièges vacants, quel est le moyen canonique de leur donner l’institution ? »
Des divergences de vues se produisirent bien entendu dans la commission. Du moins le cardinal Fesch et l’abbé