‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 21 sur 504 · Inédit. Zbid., pp · texte numérisé non relu

Inédit. Zbid., pp

La question de l’immortalité de l’âme, dans la seconde partie ER: ce petit écrit est traitée de la même manière spiritualiste et chrétienne, L'auteur commence par le badinage, et s'amuse à faire parler et divaguer les philosophes Fat Quelquefois, déclare lun d’eux, je ne pense à rien, ou du moins

je crois ne point penser, car je pense réellement, mais à si peu de chose et, si peu, que me surprenant dans cet état,

je me suis dit : Eh bien! me voila comme le reste Er

hommes ! oui, je puis me flatter d’être en ce moment à la

hauteur ordinaire du Genre humain. Comment done lui accorder une âme et une âme immortelle ? Est-ce la peine? Il lui en coûterait si peu pour s’en passer! ! » Il nie donc qu'il y ait une âme : « D’ailleurs, une âme de plus ou de moins, qu'importe-t-1l? C’est le corps qui m'intéresse; pour celui-là par exemple, n ‘allons pas dire comme je ne sais qui d’entre nous, qu'il n’existe pas. Je lui passe tout le reste; et je veux bien qu'il n’y ait rien, hors mon corps bien-aimé, bien choyé, et comme disait le bonhomme, si ce n’est qu’une guenille, ma guenille m'est chère et vaut bien la peine que “1 pense... O mon corps, combien tu vaux mieux que mon âme, et tandis que tu vas mourir, elle prétendrait te survivre! Non, elle finira avec et pout- -être avant toi; et tant mieux, car aussi bien ne sais-je qu’en faire les trois quarts du temps 2.»

. Un autre philosophe soutient qu’à la vérité, il a une âme, mais que cette âme, composée de matière subtile, sera un jour aperçue par quelque puissant microscope : « Comme l’âme sans doute n’est invisible qu’à raison de son extrême ténuité, qui sait si, dansle progrès des sciences, quelque Physicien ne perfectionnera point un jour le Mycroscope, au point de découvrir et de nous faire voir cet être si extraordinaire. O admirable découvertes. » Et, au grand effroi de ses confrères, notre homme imagine qu'il tient ce microscope et voit leurs âmes telles qu’elles sont : bien entendu, il les leur décrit, par anti-phrase, sous les plus flatteuses couleurs.

Tous les orateurs concluent successivement contre l’immortalité de l’âme; mais un dernier se lève et défend en ces

termes la vérité qu’ils ont méconnue :

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