‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 213 sur 504 · Inédit · texte numérisé non relu

Inédit

3. « Ce genre de vie durera jusqu’à samedi prochain », avait déjà déclaré Félicité le lundi précédent (BLa1ze, t. I, p.123). Le mot Lundi est au bas de la lettre dans le ms. autographe. Il n’a pas été imprimé par Blaize.

4. Comte p'HaussonviLr, l'Eglise Romaine et le Premier Empire, XVII,

.XIX et XX, le Concile national. Desinour, l'Église et l'État, p. 289.

se réuniront... Tels sont nos sentiments invariables. » Tous

les membres de l'assemblée, avant de commencer leurs tra-

vaux, prôtèrent « solennellement serment d’obéissanee et de fidélité au souverain pontife ».

« Quelle bagarre !écrivait Félicité au reçu de ces nouvelles. Et ces 300 pantins (ce sont les membres du Corps législatif, les parlementaires, qu’il désigne ainsi) arrivant tous ensemble par la poste, pour se faire des révérences ; car que peuventils faire de plus et de mieux ? C’est ce qu'il faudrait bien leur persuader ; je crois que cela ne serait pas difficile pour le nôtre, et qu'il s’en tiendrait volontiers aux salamalecs f. » Malgré la servilité de Duvoisin, évêque de Nantes, le concile fut bien loin d’imiter la complaisante obéissance du Corps législatif. Il résista aux volontés de l'Empereur, et n’accepta pas sans des modifications qui la réduisaient à n’être qu’un banal compliment de cour, l'adresse que lui proposait Duvoisin, et que lui-même avait soumise à l'Empereur. Cette motion fut arrétée le 25 juin; le 30, l'Empereur devait recevoir le concile pour entendre l'adresse : il fit dire sèchement qu'il ne le recevrait pas, et déclara le 28 juin, dans a de la situation de l’Empire lu au Corps législatif, « « que le Concordat n’existoit plus, et que les évêques n’étoient assemblés que pour aviser aux moyens de pourvoir aux sièges vacants, et à ceux qui viendroient à vaquer, conformément àeb qui se pratiquoit sous Charlemagne ». On juge bien que ce langage n'était pas fait pour rendre le concile plus traitable. L’assemblée venait précisément d’élire la commission chargée de faire

connaître ses vues sur l’institution des évêques ; elle y avait

admis sans doute les négociateurs de Savone, ceux que l’Empereur avait choisis avant.le concile pour circonvenir le Pape : l'archevêque de Tours, de Barral, Mannay, archevêque de Trèves, Duvoisin, évêque de Nantes, et l’évêque de Faenza ; mais elle n'avait pas manqué dy faire entrer les membres les plus déterminés de l'opposition, notamment d’Aviau, archevèque de Bordeaux, de Broglie, évèque de Gand, Hirn, évêque de Tournai*.

Quel stimulant pour Féli que de pareilles nouvelles ! II s'était mis fiévreusement à la tâche, et, sur les notes réu-

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