‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 214 sur 504 · OM RE TS · texte numérisé non relu

OM RE TS

mes, il avait commencé à écrire. Le premier manuscrit,

que J'ai maintenant sous les veux, était intitulé : Droits du

Pape sur la confirmation des évêques!. L’Introduction qui occupait vingt-quatre des grandes pages in-8 sur lesquelles Féhcité traçait sa rédaction, était déjà terminée. Dans la première parlie, intitulée : Pouvoir du Pape sur la confirmalion des Évèques d'Orient, le premier chapitre était écrit. L'auteur y montrait quelle était l’origine des Patriarches, et qu'ils tenaient de Saint-Pierre touse leurs privilèges, au nombre desquels était le droit de confirmer l’élection des Évéques dépendants de leurs Patriarcats. Le rédacteur était donc aux prises avec le deuxième chapitre, qui commence à la page 58 du manuscrit, et qui s'intitule : Pouvoirs du Pape sur la confirmation des patriarches et des Évéques d'Orient prouvé par l'exercice même de ce pouvoir. Son travail était divisé en articles numérotés en chiffres romains, et pour aller plus vite, il se contentait d'indiquer par des chiffres à la

marge les renvois, sans écrire les notes justificatives. C’est dans cet état que le manuscrit nous est parvenu.

Rentré à Saint-Malo le samedi, comme il se l'était proposé, Féli n'avait pas tardé à s’apercevoir que les distractions for-

cées de la ville le dispersaient, et empéchaient son ouvrage

d'avancer. Il revint done à la Chenaie, seul cette fois, eb

- s'installa au rez-de-chaussée, dans la salle où il fit placer un

ht ?. C’est là, dans cette salle basse de la Chenaie, d’où vingtdeux ans plus tard, le Croyant lancera ses Paroles irritées, qu'il composait au commencement de juillet le beau. passage sur les libéralités des papes, où lon sent passer le même souffle qui soutenat, dans les mêmes journées, le concile défendant les droits du Saint-Siège : « T'elles étoient, écrivait-il, les devoirs et les prérogatives des Pontiles Romains, qui semblaient n'avoir reçu de J.-C. une puissance

plus étendue, que pour donner au monde l'exemple dune

charité plus universelle. L'histoire nous les montre, dès l’origine du christianisme, répandant d’abondantes aumônes dans tout l'Orient, à Corynthe, en Syrie, dans la Cappadoce, et jusqu'au fond-de Arabie, rachetant les captifs, consolant les affligés, et pour nous servir d’une belle expression de

1. Inédit. On remarquera qu'il n’est encore question que de confirmation, non d'institution.

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