Ibid., p. 11. Inédit
cette chäire éternelle, d’où devait partir dans tous les temps le rayon du gouvernement!. »
La première partie de l’ouvrage conçu dans cet esprit et intitulée : Pouvoir du Pape sur la confirmation des Évèques d'Orient, la seule qui fût rédigée à l’époque où nous sommes arrivés, comprenait elle-même trois chapitres d’inégale étendue ; le premier intitulé : Origine des Patriarches : ils tenoient de saint Pierre tous leurs privilèges, au nombre
desquels étoit le droit de confirmer l'élection des Évé-
ques dépendants de leurs patriarchats3. Lesecond chapitre, le plus long, divisé lui-même en 42 paragraphes, porte ce titre: Pouvoir du Pape sur la confirmation des Patriarches et des Évéques d'Orient, prouvé par l'exercice même de ce pouvoir #. Enfin, le troisième chapitre, intitulé Observa- Hons®, groupait quelques faits et quelques aperçus qui n'avaient pu trouver place dans les deux précédents 6.
Dans le premier chapitre, l’auteur montrait, d’après saint Léon, « la Constitution primitive de l'Église » en vertu de laquelle « tous les Evêques subordonnés les uns aux autres par une gradation de pouvoirs et une certaine distinction de rangs » se rattachaient « au centre commun, le siège de Pierre, en sorte qu'en aucun lieu, aucun membre ne s’isoloit de son chef». Et, parce que € cette distinction de rangs, dont parle saint Léon, n'est nulle part plus frappante que dans les trois sièges patriarchaux qui, dès l’origine du christianisme, éeroit sur les Eglises de leur dépendance un pouvoir si étendu? », c’est par l’étude des rapports entre les Patriarches et le Saint-Siège que s'ouvre naturellement l’ouvrage.
D'où venait la suréminence des sièges patriarcaux et du siège de Rome ? « À quelle cause durent-ils une prééminence si remarquable 8? » Ceux qui ne considèrent les événements que du point de vue humain, penseront que la majesté de l’ancienne Rome assura la grandeur de la nouvelle; mais
. MS, p. 14. Inédit.
. Les mots : ef l'élection effacés.
. Ms., p. 25. Inédit. Ce chap. occupe les pp. 25-57 du ms. . Ibid., p. 58. Ce chap. occupe les pp. 58-166 du ms.
. Ibid., p.167.
. Ibid., p. 25. Inédit.
. Ibid., p.26. Inédit.
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ceux qui ne confondent pas la gloire du monde avec celle de Jésus-Christ, savent que «l° Église de Rome fait remonter sa puissante primauté à in Pierre! »,et que celles d'Alexandrie et d'Antioche font comme elle. « Saint Pierre et les Apôtres, en parcourant l’univers, établirent un grand nombre d’évêques en différentes contrées. On montrait encore du temps de Tertullien les chaires oùils avoient prêché, et les anciens les ont quelquefois nommées apostoliques? » ; mais ce titre glorieux a toujours désigné particulièrement celles que Pierre a fondées. « La division de l'Église en trois grands départemens, qu’on nomma depuis patriarchats, fut incontestablement l’ouvrage de saint Pierre?. » Les témoignages — et l’auteur en énumère un grand nombre — prouvent : d’abord que tous les évêques « furent soumis dès l’origine à la juridiction des trois grands sièges qui ont eu saint Pierre pour fondateur, et que Le rang et les prérogatives de ces sièges ne sont qu’une conséquence de ce fait unanimement attesté par l’antiquité ecclésiastique ». Même les Grecs schismatiques et jaloux de Rome « sont tellement persuadés de cette vérité, que pour anoblir l’origine du Patriarchat de Constantinople, imitant ces parvenus qui s’efforcent de cacher une naissance obscure en rattachant leur nom à celui d’une race illustre, ils ont imaginé que saint André fut envoyé dans la Thrace par saint Pierre, et qu'il institua Stachys, premier évêque de Byzance # ». Et d’autre part, « tous les droits qu'ont exercés les patriarches d’Alexandrie et d’Antioche, tous leurs privilèges, ne sont qu'un rejaullissement de la primauté céleste dont J.-C. honora saint Pierre ° ».
Aussi, lorsque le concile de Constantinople Pr faire attribuer au patriarche de cette ville les mêmes prérogatives qu'à ceux d’Antioche et d'Alexandrie, c’est au Pape que les Pères du concile demandèrent de confirmer leur vœu par ses décrets. « Qu'on s'explique, ajoute l’auteur après avoir cité les expressions mêmes des Pères: voilà les paroles du Concile ; qu’on les démente, si l’on ose, ou, si l’on craint de