‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 220 sur 504 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

se porter jusqu’ à cet excès de hardiesse, qu'on avoue done qu'il y avoit alors dans l'Église une autorité devant qui s’abaissoit la puissance même des Conciles. ! »

Ces deux vérités sont appuyées d’un nombre considérable de preuves historiques dont nous ferons grâce au lecteur ; elles contribuent cependant à la solidité de l'ouvrage : « Cela certes est assez clair de soi-même ; mais il y a des choses qu'on ne doit pas se dispenser de faire remarquer, à cause seulement qu’elles sont claires. L’art de brouiller et d’obseurCir, qui a fait de si grands progrès entre les mains des ennemis de l’kglise, commande à ses défenseurs des pré-

.cautions, dont la nécessité se fait de jour en jour plus sen-

tir?. »

Le chapitre Il : Pouvoir da Pape sur la confirmation des Patriarches et des Evêques d'Orient, prouvé par l'exercice même de ce pouvoir, s'ouvre par les preuves que saint Pierre, dans la désignation du remplaçant de Judas et dans

d’autres circonstances, a disposé de ce pouvoir. L'auteur passe’

ensuite en revue dans leur ordre chronologique les faits les plus frappants d’où résulte que ses successeurs n’y ont ja-

mais renoncé : c’est, en 272, l’empereur Aurélien décidant

que le litige entre Paul de Samosate, que le concile d’Antioche avait déposé, et Domnus, que le même concile avait élu à sa place, serait tranché en faveur de celui qui entretiendrait communion par lettres avec l’évêque de Rome et les autres évêques d'Italie ; c’est Ammien Marcellin, un païen, déclarant que l’empereur Constance, pour se débarrasser de saint Athanase, ne voyait pas d'autre moyen que de le faire condamner « par l'autorité que l’Evêque de Rome avoit au dessus des autres », affirmant ainsi l'autorité souveraine du Pape « en énonçant un fait public, et sur lequel il wétoit pas possible de se tromper ; car, ajoute-t-1l, la Religion chrétienne est simple et précise par elle-même dans ses dogmes et dans sa conduite® »; ce sont encore les évêques qui, vers 370, recourent à l’autorité du Pape pour déposer Timothée : « On était si loin, dans les premiers siècles, de cette haute théologie de quelques docteurs de nos jours, et les évêques croyoient si peu posséder les droits qu’on leur

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