Ibid., pp. 161-162. Inédit
quel plus clair témoignage de la passion qui déjà, en un sujet si grave, emporte cette plume et la fait courir!
Le troisième chapitre, sous le titre vague d’Observations, groupait en quatre parag raphes des compléments: assez dispac rates, aux démonstrations qui précèdent : ce sont des preuves que, si les Papes annonçaient leur élection aux évêques, ils n'étaient pas confirmés par eux ; des additions à ce qui avait
été dit touchant les lettres synodiques des Pontifes romains,
et leur exacte signification, avec des protestations que «nous n'en aurions même rien dit du tout (des lettres synodiques), déclare l’auteur, si nous n'avions dû compter que sur des lecteurs de bonne foi, et ne prévenir que des objections plausibles! » ; c’est encore une réfutation très respectueuse et pleine de ménagements du P. Thomassin, « écrivain aussi docte que pieux? », ce qui n'empêche pas d’ajouter : « Qu'on parcoure tous les exemples que nous avons rapportés, et, s’il en est un seul qui ne renverse pas par le fondement l’opinion du P. Thomassin, nous consentons à donner gain de cause à nos adversaires. » Enfin le manuscrit s’achève sur des recherches destinées à établir « quels furent, dans tous les temps, les plus zélés défenseurs de l'autorité des Papes, et quels hommes cette autorité a eus constamment pour adversaires. Outre qu'il résultera de ce parallèle un préjugé singulièrement favorable aux premiers, le rapprochement des doctrines sur lesquels (sic) il faudra bien que nous jetions un coup d'œil rapide, nous fournira l’occasion de développer plusieurs considérations importantes, qui n’ont pu trouver place dans les chapitres précédens5. »
Mais nous apercevons ici un plan singulièrement lâche, et que condamne encore l'inégalité choquante des chapitres.
D'autre part, Félicité de La Mennais achevait à peine ce
manuserit, qu'une publication récente, et qui déjà faisait