‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 226 sur 504 · bid., p. 178. Inédit · texte numérisé non relu

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scandale, l’obligeait à le remanier. Son travail aurait fait piètre figure, et manqué son but, s’il n’avait répondu victorieusement à l'Æssai historique et critique sur l’Institution canonique des Evêques!, qui venait de paraitre. Félicité de La Mennais en prenait alors connaissance, dans quels sentiments, on le devinera sans peine dès qu’on saura les opinions qu'y défendait l’auteur, M. Tabaraud, prêtre de la ci-devant congrégation de l’'Oraltoire.

Après s’en être pris aux Jésuites, dans la Préface, des « fâcheuses opinions ultramontaines qui se répandaient parmi le Clergé », M. Tabaraud attaquait directement M. Emery?, dont les Nouveaux Opuscules de l'abbé Fleury le choquaient surtout parce que « le premier éditeur » sans enseigner « dogmatiquement l’infaillibilité du pape », l’insinuait « en divers endroits, par des conséquences immédiates de ses réflexions* » ; insinuant lui-même que M. Emery était soupçonné « de n’avoir pas été tout à fait étranger aux altérations… dont le dernier historien de Fénelon a été, prétendait-il, convaincu # ». Après avoir ainsi dirigé ses traits contre M. de Bausset, et s'être suffisamment aliéné l'esprit de son lecteur en s’attaquant au directeur de Saint-Sulpice, Tabaraud s’efforce, en s'appuyant sur des écrits comme ceux de Fleury, de Van Espen, de Marca, d'établir le droit selon lui constant des métropolitains à l'institution canonique des évêques, et la possibilité du retour à l’ancien droit dans les circonstances présentes. Il traite dans cet esprit de la hiérarchie ecclésiastique, puis de la discipline générale de l’Église sur l’institution des Evêques, telle qu'elle fut, selon lui, réglée par le premier concile œcuménique, et confirmée par les autres conciles ; ensuite, de la discipline de l’Église d'Occident sur l'institution des évêques, et du zèle avec lequel, prétend-il, les

1. Essai historique et critique sur l'institulion canonique des évêques, par M. TaBaraUD, prêtre de la ci-devant congrégation de l’Oratoire. A Paris, chez Michaud frères, libraires, rue des Bons-Enfants, n° 34, de l'imprimerie de L.-G. Michaud, 1811.

L'ouvrage portait en exergue ces lignes significatives :

Si ea tempora incident ul regendæ ecclesiæ necessitas episcopos a regulis recentioribus discedere cogat, -nihil vetat quominus Jus nalurale et divinum, omissis formulis quæ jure novo præscripta sunt, locum habeat. (MARCA, De Concord., lib. III, cap. vi, par. 6.)

3. Essai historique, etc., par TABARAUD, Préface, pp. xvurr et sq.

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