‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 231 sur 504 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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me déplait pas de rencontrer dans ses léttres des passages comme celui-ci, que son éditeur — il a pris trop de libertés — avait maladroitement supprimé : « On renvoie le reste des bouchons et la champleur, le percevin et la vrille. Voilà aussi les culottes et les chemises de Calixte ; la gardienne ne les avait pas envoyées d’abord parce qu’elle voulait les raccommoder !. » Hé oui !imaginez-vous que pour souffrir de peines spirituelles, et se préoccuper pässionnément de la politique | religieuse, on soit dispensé de mettre son vin en cave et | en bouteilles, ou de s’occuper des culottes et des chemises à de son domestique ? Aussi, pourquoi a-t-on cru devoir retrancher des passages comme celui qui précède, ou comme ceux que je vais citer, et que j'ai plaisir, je l’avoue, à restituer ici? Car enfin, que gagne l’homme à parvenir à la postérité dans une attitude conventionnelle, qui l’éloigne et le fait si différent de nous ? et que j'aime bien mieux, au cours d’une longue lettre écrite au milieu de juillet 1811, et qui célèbre la résistance des évêques à l'Empereur, que j’aime bien mieux le voir se préoccuper de la reliure de ses livres : « Il vaut mieux que Gfirard] fasse relier à Paris ce qui reste des livres allemands, quand même on devroit attendre : car qu’en ferionsnous s'ils alloient se trouver incomplets à l’arrivée 2? » Mais voilà qui termine la même lettre, dans l'original, et qui, je l’avoue, m’enchante : « Tu pourras renvoyer par Fouté les journaux de jeudi, du pain et un morceau de poisson, si l’on en trouve qui puisse soutenir la route sans se gâter. Samedi | au soir, le garçon qui partira d'ici pour ramener le cheval de Gratien, me rapportera une petite potée, un rôti et un petit | pain, car ilsèche promptement de cette chaleur. Mercredi, vous apporterez avec vous les provisions pour le reste de la semaine. Voilà de l’ordre et de la prévoyance ; j'en suis tout fier. Je te renvoie aussi par Fouté les deux volumes de Stolberg et | le premier des Variations. Grat.|ien] te prie de ne pas oublier de demander à Gilbert ses poinçons et l’état des bois de la Mennais3. » |

Ces menus détails ne me sont point indifférents : ce sont eux qui font vivre l’homme, et nous guident dans sa familiarité. Je préfère l’humble posture de notre Féli à la Chenaie,

1. Inédit. Suite à la lettre 8. BLA1ZE, t. Lips 2. Inédit, ms. orig. de la lettre 39. BLAIZE, t. I, pp. 107-110. 3. Inédit, ms. orig. de la lettre 39, etc.

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