‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 242 sur 504 · Cf. BLAIZE, t. I, p · texte numérisé non relu

Cf. BLAIZE, t. I, p

8, Roussez, t. {, p, 87.

4; RoPaRT#, pp: 81:82;

2) Kdhues tas DPI ic Te Poe L .

minaires — comme le collège dirigé par M. Vielle à Saint- Malo — ils devaient prendre le nom d’Ecoles secondaires d'élèves pour l’état ecclésiastique, et subsisteraient, pourvu que l’évèque obtint pour le directeur qu'il aurait nommé le brevet, de Membre de l'Université. Ainsi, tous les établissements d'instruction, à l'exception des séminaires diocésains, étaient soumis au contrôle effectif de l'Université; encore, ne

pouvait-on entrer dans les grands séminaires, sans être di-

plômé par elle. Aussi M. Duclaux écrivait-il à Jean-Marie, le 21 avril 1809 : « Les petits séminaires n’ont pas été traités comme je vous l'avais marqué, et comme on me l'avait fait espérer. La suite vous en apprendra davantage. Nous voilà dans des circonstances où nous devons redoubler nos prières pour l'Église et pour l’État. Dieu seul connait quelle sera l’issue de la guerre qui commence !. »

L” indépendance effective qu’en décembre 1808 l'abbé Jean espérait conserver à l'égard de l’Université devenait désormais un leurre. € Il “ee convenable, disait le ministre des Cultes le 24 Co dans une dniriiaire qui commentait le décret du 9, il est convenable, pour répondre à la bonne volonté de M. le grand maitre, que vous ne mettiez pas de délai dans l'envoi que vous lui ee des déclarations de vos directeurs et professeurs conformément à l’article 13 du déeret du 17 septembre dernier ?. » Cependant, les plus vives préoccupations de l’abbé Jean portaient sur un autre objet; la lettre du ministre le laissait inquiet de savoir si l’ordre nouveau qu ’on préparait, lui permettrait de conserver dans son petit séminaire, devenu École secondaire ecclésiastique, son groupe d? élèves de théologie. Les difficultés à cet égard, comme il fallait s’y attendre, venaient beaucoup moins de l'Université que du clergé de Rennes, et spécialement du grand séminaire, qui aurait voulu avoir comme boursiers au moins les élèves de théologie de l’abbé Jean. Il est probable qu'on craignait l'esprit — déjà trop ultramontain sans doute — dont il pénétrait ses disciples. L'abbé Bruté, alors professeur au séminaire de Rennes, s'était fait l’écho des préoccupations de son entourage, et s’inquiétait d'apprendre que les élèves de théologie occupaient, dans le petit séminaire de

1, RoPARTZ, p. 82.

2, Ibid., PP: 87-89,

Saint-Malo, depuis les récentes acquisitions d'immeubles, un local à part. Jean-Marie lui répondait, le 27 avril : « Mon digne ami, soyez parfaitement tranquille sur la séparation de nos deux écoles; elles conserveront ensemble assez de rapports pour que l'influence de l’une ‘sur Vautre soit la même, quoiqu” elles soient placées dans deux maisons différentes : nous n'avons pas là-dessus la plus légère inquiétude; mais S'il n’y avait plus à Saint-Malo de théologie, ce serait alors qu'il faudrait se désoler, et si cela était permis, se désespérer. Je suis certain que nous perdrions aussitôt la moitié de nos sujets et la moitié des aumônes!{. » Et il montrait que les bourses à Rennes seraient tout à fait insuffisantes pour com- He l'effet désastreux d’une pareille suppression.

L'abbé Jean craignait aussi pour son collège les sourdes menées du directeur du collège communal, qui végétait, ou pour mieux dire, agonisait faute d'élèves ; éphte lamentable dont le directeur cherchait à rendre iesponeuble le petit séminaire. Aussi, attendait-il avec une certaine anxiété la visite annoncée des inspecteurs de l’Université. « Sera-ce A. ? (Ampère). Sera-ce G.? (Guéneau de Mussy) écrivait-il en mai. J'aimerais bien mieux le premier ?... »

Ils vinrent tous les deux et leur visite, au commencement de juin, donna, pour quelque temps, pleine satisfaction à Jean- Marie. En vain les autorités de la ville avaient-elles fait tous leurs efforts pour nuire au collège ecclésiastique : les inspecteurs reconnurent tout de suite qu’un seul établissement pouvait subsister. Ils engagèrent donc les directeurs à recevoir sans distinction tous les jeunes gens de la ville « quel que soit l’état auquel ils se destinent, et à leur donner l’instruction dont ils auront besoin joue bien remplir la carrière dans laquelle ils voudront entrer 3». Pourvu qu’on lui garantit le maintien de sa classe de théologie, et la dépendance de st maison à l’égard de l’évêché, M. Vielle était disposé-à tout accorder; on promit donc aux Inspecteurs ce qu'ils demandaient : « Ils ont paru nous en savoir gré, continue Jean-Marie dans cette lettre du 10 juin 1809 à son ami Bruté; nous y avons consenti, en y mettant cependant une condition : c’est que notre établissement conservât son titre de collège ecclé-

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