Ibid., p
se
siastique et qu’il restât toujours sous la main et sous la sur-
veillance de l’évêque, à qui il appartient à tant de titres 1. »
Surtout, la classe de théologie subsistait, approuvée même par les inspecteurs ?. Ils partaient donc très satisfaits « de voir, dans un établissement qui commence, dix professeurs environnés de cent soixante-sept élèves; ils ont conçu des espérances trop grandes peut-être, mais que nous tâcherons au moins de réaliser en partie? ». Seulement, parmi ces belles promesses et ces propos flatteurs, l’abbé Jean entrevoyait déjà les difficultés prochaines : « J’ai cru apercevoir, disait-il, que l’Université n’était pas maitresse dans son affaire, et qu'avec les meilleures intentions, tout va mal. Les préjugés de notre siècle l’entraineront, la domineront, et elle n’a pour résister n1 assez de moyens, ni peut- être assez de courage . » Il résumait son impression ainsi : « Nous doutons moins de ce qu'ils veulent que de ce qu'ils peuvent ?, »
Au fond, parmi les points obscurs, qui continuaient à in-
quiéter Jean-Marie, figurait au premier rang le titre et la
qualité d'école ecclésiastique que les inspecteurs, dont les pouvoirs semblaient plus douteux que la bonne volonté, avaient si facilement concédés. Quinze jours s'étaient à peine écoulés, qu’une lettre de l’évêque de Rennes, Mgr Énoch, vint réveiller ces craintes : l’évêque avait autrelois prêté le serment, mais s'était ensuite rétracté et avait émigré ; il était de caractère faible et disposé à s’elffacer un peu trop devant le pouvoir : « Le nom que portera votre établissement ne fait rien à la chose, nous verrons cela plus tard », écrivait-il aux directeurs du petit séminaire. «€ Il nous semble, disait le 27 juin Jean-Marie à l’abbé Bruté, que le nom fait tout à la chose, et que nos rapports seront nécessairement réglés d’après notre titre7. » Au lieu du pouvoir réel, effectif que l'Université ne pouvait manquer d'exercer sur leur établissement sil était devenu collège communal, Jean-Marie tenait avant tout à laisser subsister, en conservant le titre d'école secondaire ecclésiastique, ce contrôle plus nominal que réel,
. GOURNERIE, pP. 63.
. Ibid., p. 64.
. Ibid., pp. 63-64.
. Jbid., p. 62.
. Tbid., p. 64.
. Ibid., p. 68.
. Ibid.