‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 248 sur 504 · Tbid., t. I, p · texte numérisé non relu

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l'unique et puissant remède à nos maux. Je vous embrasse de tout . mon cœur. Ne m'oubliez point, je vous prie, auprès de M. Millaux

et de tous ces Messieurs. Votre affectionné, VreLce !.

&« Hâtez-vous de revenir », écrivait l’abbé Vielle, et Félicité insistait : « Dès que ton séjour est inutile à Rennes, tu feras bien de l’abréger autant que possible. Tu sens combien, à tous égards, nous avons envie de te voir?. » Ces appels réitérés, et surtout les manœuvres du maire de Saint-Malo décidèrent Jean-Marie de La Mennais à hâter son retour. Il rentra done à Saint-Malo dans les premiers jours

de juillet : et sa présence y fut très utile : « Vous connais- |

sez les raisons qui ont précipité mon départ de Rennes, écrivait-il à un recteur de ses amis quelques jours après son retour ; jai eu lieu de me convaincre combien elles étaient fondées. Pendant que nous travaillions de concert dans un sens, On travaillait ici dans un autre, avec non moins d’ardeur.…. Le fait est que si les projets de M. le mire, certains, mais non publiés jusqu'ici, venaient à se réaliser ; s’il parvenait à établir à Saint-Malo un collège, notre destruction s’en suivrait infailliblement. 11 doit assembler sous peu de jours son conseil pour en délibérer avec lui, et je crois pouvoir vous assurer que, bien que ses vues à cet égard soient secondées, elles éprouveront la plus vive opposition, et, selon toute apparence, le résultat de l'assemblée sera d'attendre la décision de notre sort avant de prendre un parti. Si nous obtenons notre conservation provisoire, il n'est point douteux que les projets de M. le maire échouent. C’est donc là le but vers lequel nous devons continuer de diriger tous nos efforts3. »

Le résultat fut tel que Jean-Marie l'avait désiré et prévu, si l’on en juge par cette note, que Félicité de La Mennais lui communiquait à la Chenaie peu de jours après :

Samedi. Extrait de la délibération. Lettre du Préfet. -

Sur quoi le Conseil délibérant est d'avis, qu'avant de prendre une détermination il désire connaître les propositions qui doivent lui être faites, et, en attendant, il supplie qu'on veuille bien con-

1. Lettre inédite. Au dos du ms. original de la lettre publiée par BLAIZE, t. I, no 34,

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