‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 253 sur 504 · Tradition, t. 1, pp · texte numérisé non relu

Tradition, t. 1, pp

el seule autorité, substituer d’autres évêques à la place de ceux que le concile avoit choisis ? » Jean-Marie fait aussitôt - cette remarque: « Peut-être force-t-on un peu le sens des - paroles du concilet. » Et Féli, obéissant, supprime les deux mots el seule, qui forçaient la signification du passage. Ailleurs, à propos d’Euphemius sollicitant du pape Gélase des lettres de communion, Félicité avait écrit : « Il paraît, car nous ne voulons rien dissimuler, qu'Euphemius, las de demander inutilement la confirmation du Pape, avoit glissé dans ses lettres quelques mots qui tendoient à faire considérer comme une institution nouvelle l'obligation imposée aux évêques d'obtenir la communion du Saint-Siège. Mais aussi avec quelle force, avec quelle véhémence apostolique saint Gélase lui reproche l’arrogance d’une telle pensée ! comme 1l le rappelle « à la règle antique consacrée, dit-il, par nos Pères, qui ne connoissoient qu’une seule communion catholique, apostolique, exempte de la souillure des prévari- . cateurs ! Pour vous qui préférez la société des schismatiques à la communion pure et sans tache de saint Pierre, comment chanterez-vous les cantiques du Seigneur dans une terre Bu étrangère? ? »

… Mais Féli s'était laissé emporter par sa verve; Jean le - critique arrive après lui, et consigne en note : « Ce n’est ; pas le sens du texte. » Et Félicité fait, sans récrimination, … le sacrifice de tout le passage #.

Un peu plus haut?, Jean-Marie avait reproduit en marge unlong passage latin emprunté à M. de Marca ; et il avait … ajouté de sa main: « Passage de M. de Marca à réfuterf. » Son frère s’est exactement conformé à cette indication 7. Mais Jean-Marie avait complété sa note comme il suit, un peu plus bas : « Comme il faudra nécessairement répondre ici à ce passage de M. de Marca, il sera bon, ce me semble, de placer dans cet endroit les observations faites p. 167$. »

Cette observation de l'abbé Jean a été le point de départ

. médit, ms., p. 75.

. Inédit. Jbid., pp. 125-126.

. Inédit. Jbid.

Mrad M0 DA110:

. Ms., p. 118. Cf. Trad., t. I, pp. 159 et 161, n. . Inédit, ms., p. 118.

. Cf. Trad., &. I, pp. 159-163.

. Inédit, ms., p. 118.

a 1 CB À ND

de remaniements considérables dans le plan même de cette première partie du travail. On se rappelle combien ce plan, dans la rédaction primitive, laisse à désirer. Des trois chapitres qui composaient la première partie, le premier allait de la page 25 à la page 57. Il était intitulé : Origine des Patriarches ; ils lenoient de saint Pierre lous leurs privilèges, au nombre desquels éloit le droit de confirmer l'éleclion. des Evêques dépendant'de leurs Patriarchats, Le second chapitre : Pouvoir du Pape sur la confirmation des Patriarches et des Evêques d'Orient prouvé par l'exercice même de ce pouvoir, occupait les pages 58-166, et se divisait en 48 paragraphes; enfin, sous le titre vague d’Observations, le chapitre 111, dernier, allait de la page 167 à la page 182. En dehors de l’Zntroduction, qui occupait les 24 premières pages, l'ouvrage ne comprenait donc réellement que deux chapitres ou deux sections de très inégale étendue, suivis d’une sorte d’appendice où se trouvaient réunis des éléments assez disparates.

C’est de l’observation signalée plus haut qu'est sorti le bouleversement considérable que la comparaison du manuscrit et du premier volume permet de constater. Les pages qui commençaient le chapitre 111, complétées par l’utilisation de longues notes de Jean-Marie sur M. de Marca!, sont reportées et mises en œuvre maintenant à la suite du passage du chap. 11 qui venait page 86 du manuscrit et finissait par cette citation latine : qud (communione) in perpetuum caruerat, nisi hinc super hoc scripta manassenl?. Elles y sont à leur place, puisque c’est la même question, celle des lettres de communion, qu'on y traite. Mais le troisième chapitre, ainsi décapité, n’a plus la moindre raison d’être. Aussi, le morceau qui fait immédiatement suite à celui-là dans le manuscrit du troisième chapitre, et où le P. Thomassin est pris à partie, est-il reporté à la suite du passage qui occupe la page 135 du manuscrit et finit, dans le texte imprimé, avec la seconde ligne de la page 195 ; c'était déjà une réfutation du P. Thomassin, et par suite il était naturel que les pages 170-178 du manuscrit vinssent prendre cette place nouvelle, que Jean- Marie d’ailleurs leur avaitassignée dans une note marginale

MSs., pp. 167-170.

di

‘hs 2.Trad,t.01, pp 107-116.

figurant page 135 du manuscrit : « On pourra, avait-il écrit, placer ici le morceau sur le P. Thomassin qui est à la page 178.» Les pages 195-206 du premier volume de la 7'radition sont le résultat de cette transposition, fidèlement exécutée par Féli; car les pages 204-206 sont la mise en œuvre d’une longue note marginale de l’abbé Jean, empruntée au P. Thomassin, et qui, transposée selon l'indication qu'il en avait donnée, à entraîné après elle toutes ces pages.

Ce travail une fois exécuté, restait le paragraphe IV de ce troisième chapitre mutilé. Le début inédit de ce paragraphe nous renseignera sur son contenu : « Avant de terminer cette seconde partie, y déclarait Félicité, peut-être ne sera-t-1l pas sans intérêt de rechercher quels furent, dans tous les temps, les plus zélés défenseurs de l'autorité des Papes, et quels hommes cette autorité a eus constamment pour adversaires. Outre qu'il résultera de ce parallèle un préjugé singulièrement favorable aux premiers, le rapprochement ds doctrines, sur lesquelles il faudra bientôt que nous jetions un coup d'œil rapide, nous fournira l’occasion de développer plusieurs considérations importantes, qui n’ont pu trouver place dans les chapitres précédents f. »

Les considérations générales ainsi annoncées devaient

trouver leur place naturelle ‘dans l’Introduction, et c’est là

qu’elles ont été transférées; elles y occupent actuellement les pages LxvI à Lxix. Un autre passage concernant la distinction entre l’origine de la juridiction des évêques et celle de l'attribution du territoire sur lequel cette juridiction doit s'exercer, morceau qui faisait d’abord suite à cette apostrophe : « Eglise de France, si attachée dans tous les temps à la chaire principale, reconnaissez votre foi, et ne désavouez point un de vos Pères?», est reporté et utilisé avec des modifications nombreuses et des additions dues à des notes de Jean-Marie, pages xx1x-xxx1 de l’/ntroduction ; et quelques lignes insérées dans le texte à la place qu'occupaient primitivement ces pages, renvoient à la partie de l’Introduction qu’elles occupent à présent?. C’est dans l’7ntroduction encore que sont reportées les pages 162-166 du

manuscrit, qui traitent la question générale de savoir si le

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