NEUF
l'Église grecque, depuis son origine jusqu’au schisme qui la sépara de lunité catholique, n’a pas cessé d'attribuer un droit suprème et inaliénable sur les ordinations !. » |
Telle est la substance du premier volume; on voit qu’il est divisé en deux sections d’inégale étendue ; la première, la plus courte, traite Des Patriarches; la seconde du Pouvoir du Pape sur la confirmation des Patriarches et des Evêques.
La seconde partie, qui remplit tout le second volume, comprend aussi deux sections: l’une, intitulée: Da Patriarcat d'Occident, « explique en quel sens le Pape peut-être appelé Patriarche d'Occident, expression dont quelques-uns ont abusé pour tâcher d’ébranler les droits des Souverains Pontifes sur l’Église universelle? »; l’autre a pour titre: De la confirmation des Évêques d'Occident pendant les dix premiers siècles. La troisième partie — tout le troisième volume — divisée en trois sections, traite d’abord: De la confirmation des Evèques, depuis le dixième siècle jusqu'au Concordat de Léon X et de François [e'; puis : De la confirmation des Evêques depuis le Concordat jusqu'au Concile de Trente inclusivement — enfin: De la confirmalion des Evêques en Occident, depuis le Concile de Trente
Jusqu'à nos jours. Dans ces pages, « après avoir répondu
aux objections qu’on tire du sixième canon de Nicée, et fixé le vrai sens de ce canon, on démontre que les Métropolitains n’avoient d'autre autorité que celle qu'ils tenoient du Saint- Siège qui les avoit établis, et dont ils étoient à proprement parler les vicaires : d’où il suit que plus on relève et plus on étend leurs droits, plus aussi on étend et on relève ceux de la chaire suréminente qui les leur avoit conférés. Si on nie cette origine du pouvoir des Métropolitains, on est accablé sous une multitude presque infinie de témoignages qui se succèdent sans interruption de siècle en siècle : si on l'avoue, il faut reconnoître que les Papes possédoient essentiellement les droits qu’ils communiquoient à d’autres évêques ; à moins qu'affectant de ne voir dans cet acte qu’une prétention abusive, on ne se laisse emporter jusqu’à cet excès d’en nier la légitimité, ce qui forceroit de soutenir que l’Église d'Occident, depuis le quatrième siècle, n’a eu que de faux Pasteurs ; pro-