‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 264 sur 504 · Trad., t.1, Introd., pp. ExXXI-CXXNI. « à · texte numérisé non relu

Trad., t.1, Introd., pp. ExXXI-CXXNI. « à

sion assez énergique pour peindre l'horreur qu’elle inspire. 1] nous répugne d’accuser personne; mais la vérité l'emporte sur toutes les considérations, et après tout il ya des hommes qu'on ne sauroit flétrir. Disons-le donc ; ce qu un écrivain qui respecte le publie et qui se respecte lue -même rougiroit de faire, M. Tabaraud l’a fait, non pas une fois, mais iputes les fois qu'il a cru le pouvoir faire avec avantage !. » »

Or, contre l’homme, si bas qu'il le juge tombé, Félicité s’emporterait moins, s'ilne voyait en lui le représentant d’une tradition aussi, mais d’une tradition opposée à la sienne, à celle des Bossuet et des Bonald, à celle du catholicisme : «Il existe une... tradition, dont le commencement remonte au quatorzième siècle. Marsile de Padoue en fut le premier auteur. Proscrite en naissant, sa doctrine ne laissa pas de trouver des défenseurs: Richer, Vigor, de Dominis, Febronius après eux avec ses disciples, et tout récemment enfin M. Tabaraud, ont cherché à la faire prévaloir, sous le nom de l’antiquité, contre l’antiquité même. Mais Dieu qui soutient ses élus contre la violence, saura bien les préserver de la séduction. L'hérésie a perdu ses prestiges ; à force de changemens, elle a lassé l’inconstance de l’homme ; elle a détrompé sa raison

à force de l’égarer. Tout a été dit, la coupe de l’erreur est

épuisée, il n’en reste que la lie, qu'une main ensanglantée présente à l’Église pour la désaltérer sur la croix. Certes, à l'exemple de dents Christ, elle repoussera ce breuvage impur, el cum gustasset, noluit bibere. Vingt années d'expériences, pendant les quelles les passions livrées à elles-mêmes ont réalisé, au milieu des ruines de la société et de la religion, tous les rêves de l’orgueil humain et tous les systèmes d une délirante sagesse, qui prétendoit bâtir avec la hache et renouveler le monde par la destruction, ont dû nous apprendre à juger ces prédicateurs d’anarchie, ces théologiens démagogues, qui ne voient de salut que hors la barque de Pierre, et de gouvernement régulier que dans l’anéantissement de la hiérar-

chie. Sans autre mission que l’ardeur d'innover, ils se présentent avec confiance pour réformer l’enseignement de l'univers

catholique. Ecoutez-les, ils n’ont que le mot de paix à la bouche ; etils vont répandant sans cesse, entre la puissance spirituelle et le pouvoir civil, des semences d’aigreur et de

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