‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 266 sur 504 · Trad.,t. Il, pp · texte numérisé non relu

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char du triomphateur, Fe lui rappeler, au milieu de sa gloire, qu'il était mortel, prêts à ce instant, et beaucoup plus que lui, à l'oublier nous-mêmes !.

Cette attitude à l'égard de eu est postérieure au pamphlet de Tabaraud. et nous n’en trouvons nulle trace dans le premier manuscrit de la Tradition. Il est curieux de noter que, dans cet ouvrage, les premières réserves de Félicité à l'égard du grand évêque, sont provoquées di- rectement par un passage de la Préface de Tabaraud. Celui-ei y avait inséré une assez longue diatribe contre M. Émery, le directeur de Saint- Sulpice, éditeur des Vouveaux Opuscules de Fleury, auquel il reprochait « de conduire ses lecteurs vers cette infaillibilité du pape, qu’il n’ose pas prononcer, mais qui parait être l’objet chéri de ses secrètes pensées? ». Parmi les reproches qu'il adressait à M. Émery, Tabaraud avait inscrit celui-ci : «Il érige en dogme l'indéfectibilité du Saint-Siège, qui a tant d’affinité avec l’infaillibilité papale, du moins dans le sens au quel l’entendent les ultramontains. » A vrai dire, l’auteur de l’'Essai historique ajoutait immédiatement après : « Mais, par une inconséquence qui trahit sa cause, il nous donne, sur cette question, un dialogue entre M. Bossuet et M. Gilbert de Choiseul, où toute l’éloquence du célèbre évêque de Meaux, pour établir cette indéfectibilité, se trouve en défaut devant la pressante logique du savant évêque de Tournai, pour la combattre#. » Félicité néglige d’abord cette pointe contre Bossuet, et, recueillant seulement l’aveu qu'il juge implicitement contenu dans la première proposition, il déclare qu’on ne saurait nier la promesse d’infaillibilité contenue dans la promesse du Sauveur: « Que cette promesse, ajoute-t-il, regarde le Siège, comme l’a cru Bossuet, ou la personne qui . est assise, selon la commune doctrine de P antiquité, l’obéissance est également de devoir, puisqu'on reconnaît de part et d'autre une assistance spéciale pour préserver de l'erreur la chaire du prince des Apôtres, et qu'après tout, ce n’est pas le Siège qui parle, qui décide, qui ordonne, mais le Pontife qui l'occupe. Aussi les théologiens les moins favorables

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