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des Évèques, mais à Pierre seul et à ses successeurs. Il s'agit de sauver lunité.
C'est aussi pour cela qu'ils ne se contentent pas d’examiner, comme ils se le promettaient d’abord, « avec toute l'attention que mérite et le sujet et l’auteur! », le quatrième chapitre du huitième livre de la Défense du clergé gallican, intitulé : Vaines idées de l’anonyme touchant la Juridiction des Evêques qu'il dit venir du Souverain Pontife?. Même en accordant aux gallicans qu’un Évèque tient de droit divin la juridiction inséparable de son caractère, cette juridiction ne demeure-t-elle pas « invinciblement liée Jusqu'à ce qu'une autorité supérieure lui ait assigné un territoire ? » C’est là une seconde espèce de juridiction que Bossuet a constamment confondue avec la première. « Erreur qui l’a forcé d’en soutenir beaucoup d’autres, et d'avancer des choses peu di- .gnes d’un si grand théologien 4. » Ils Jui reprochent donc de ne toucher « pas même le véritable point de la question, l’attribution du territoire..…., en détournant les témoignages des Pères et des Conciles à un sens qui était loin de leur pensée, et qui l’affoiblit visiblement ». En sorte qu'ils se font forts de prouver, par rapport à cet ouvrage, « que les principes qu'il y expose répugnent également à la tradition, aux sentiments des plus célèbres théologiens, et à une saine logique 5 ».
Si Bossuet s'élève contre l’anonyme qui déclare que la divi-,
‘sion de l'Église en diocèses est l’œuvre de saint Pierre, «il faut bien le dire, protestent les auteurs de la T radition, cela n'est pas répondre, c’est injurier6». Si Bossuet ‘accuse son adversaire de frivolité, à leur tour, ils lui adressent le reproche de légèreté7. « Il est impossible, déclarent-ils un peu plus loin, de brouiller davantage en peu de mots toutes les idées. L’auteur confond sans cesse la puissance d'ordre et la puissance d'exercices. » Et c’est au nom de la logique, au nom du salut même de l'Église, qu'ils rejettent le point de vue de Bossuet : « Si ces maximes n’étoient que des