‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 274 sur 504 · Trad.,t. |, {ntrod., p.xcxrnr · texte numérisé non relu

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souci, dont la préoccupation maitresse est de fonder une

dynastie et de transmettre à ses descendants l’ Empire, œuvre de son génie : « On ne reverra point de révolution sous un Prince fort, nous le voulons; mais à ce Prince fort succédera un Prince faible, et à celui-ci un autre encore et plusieurs peut-être. Quelle sera la garantie du trône sous leur règne ?

L’habitude d’obéir ? Hélas! i nous avons vu s’évanouir en quel: ques Jours une habitude de quatorze cents ans! La force des baïonnettes ? Mais contient-on par la force une nation sur un vaste territoire, comme des brigands dans un cachot ?... Non, l’on ne fonde point un empire sur la pointe d’une épée. Il faut, même au despotisme, une autre base, et cette base est le devoir de se soumettre imposé aux passions par la conscience !. »

Les événements allaient bientôt confirmer cette leçon de gouvernement. Rentré à Paris après le désastre de Russie, le 18 décembre 1812, Napoléon sentait le besoin d’un rapprochement avec le Pape pour réunir sous sa main toutes les forces vives de la France, et pour plaire à l'Autriche encore hésitante. Il écrivit donc au Pape, de sa main, le 29 décembre 1812, pour lui exprimer en termes affectueux le désir de voir la querelle prendre fin. Peu après, Duvoisin, évêque de Nantes, fut désigné par Napoléon pour aller entamer à Fontainebleau les négociations relatives à un nouveau Concordat : il y fut rejoint par la plupart des prélats de l’ancienne députation et même par les cardinaux qui avaient formé quelque temps à Savone le conseil du Saint-Père. Mais l'Empereur formulait encore des prétentions exagérées, il voulait que le Pape jurût de ne rien dire ou faire contre les quatre propositions de 1682; qu'il condamnât solennellement la conduite des cardinaux di Pietro et Pacca; qu'il ne nommât qu’un tiers des membres du Sacré Collège, les deux autres tiers étant laissés à la désignation des souverains des États catholiques ; enfin qu'il résidât à Paris avec une liste civile de deux millions de revenus par an sur ses domaines aliénés. Pour linstitution des évêques, le décret du Concile serait appliqué, et l'Empereur maintenait toutes ses prétentions.

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