‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 283 sur 504 · FT · texte numérisé non relu

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PONT ESRI

dans la capitale où il s'occupe avec activité de la Tradition;

il promet à son frère de lui faire passer les trois volumes dès qu'ils paraîtront. Malheureusement, des lettres très nombreuses qu'il écrivit à l’abbé Jean pendant ce premier voyage à Paris, une seule nous a été conservée, celle du 30 avril1814.

Cette Hicune est infiniment regrettable : outre qu'on aurait aimé à saisir sur le vif les premières impressions de Félicité dans ce Paris si curieux du printemps de 1814, occupé par les armées alliées, on aurait voulu savoir dans quelles conditions s'était négociée l’impression de la Tradition. En l'absence de cette partie de la correspondance, il est impos-

sible de donner à cet égard aucune précision.

Rappelé en Bretagne par des affaires de famille, suites du désastre subi par la maison de commerce paternelle, il arrivait à . Malo le 20 juin, assez inquiet du sort de son livre : « Il v aura bien du bonheur si l’ouvrage paraît dans

Je mois d août, et s’il est passablement imprimé, écrit-il le

22 juin à Jean-Marie, que retenaient à Saint-Brieuc ses fonctions de vicaire général de Mgr Caffarelli. Enfin, cela ira comme cela pourra !. » Mais ce désintéressement et cet abandon ne sont qu'apparents; Le livre est sa grande préoccupation du moment : il encourage son frère à préparer «les matériaux pour la défense de la Tradition? »; il s'inquiète des dangers que va faire courir à l’ouvrage la censure : « Mon avis est qu'aussitôt aprè ès l'impression ini, on expédie au dehors tout ce qu’on croira pouvoir y en placer, et qu'on ne commence à vendre à Paris qu'après avoir déposé en lieu sûr le reste de lédition. Après tout, les mesures de rigueur, s'il y en a, rie feront qu’augmenter la vogue de l’ouvrage*. » Il ne souhaite pas tellement la persécution, cependant, que le projet de loi sur la presse, rédigé par Royer- Collard et Guizot, et présenté le 5 juillet par le ministre de l'Intérieur, M. de Montesquiou, ne le mette hors de lui. Ce projet soumettait à la censure tout écrit de moins detrente feuilles d’impression, exigeait l’autorisation royale pour les journaux et les pé-

rodiques. astreignait au brevet et au serment les imprimeurs et les libraires ; Félicité jette feu et flamme contre « le projet de Loi napoléonienne » dont les conséquences lui semblent si fu-

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