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dla a Là,
12.000 I. de prime par an, et sur au moins 3.000 de bénéfice, précaire cependant !. »
Ce sont là des ressources bien aléatoires; et c’est au prix de sacrifices réels d’amour-propre, c’est même au prix de quelques compromissions forcées, dont sa conscience doit souffrir, que Félicité se les procurera. Il faut bien qu’il reconnaisse l’impossibilité de fonder et conduire à lui seul un journal, et qu'il se résigne à écrire dans la feuille gallicane de ce Picot qui, récemment encore, parlait d'attaquer son livre, la Tradition, et qui publiait un article des plus flatteurs pour Tabaraud? ; il faut qu'il subisse le désagrément et la honte de marchander avec cet homme qu’il n’estime guère, qu'il juge capable d’estropier ses articles 3, et qui ne consent finalement à lui donner que cinquante louis, ou 1.200 francs pour quatre articles par mois, au lieu de 2.400 francs que Félicité demandait. « La triste chose que d’être pauvre », s’écrie-t-il !
Triste chose en effet! Il résulte d’un jugement du tribunal de commerce de Saint-Malo, enregistré le 10 juin 1815, que le 25 novembre 1814, à peine de retour de Paris, Félicité s’est chargé,conjointement avec deux autres associés, de l'assurance du navire la Louise : « Les sieurs Pierre Charles Biarrote, lisons-nous, teneur de livres, Félicité Robert de la Mennais, propriétaire et Pierre Jean Bourdin teneur de livres, les tous assureurs sur le navire la Louise... »
Or quelle était la destination de ce navire assuré par Féli ?
‘La suite de la pièce va nous l’apprendre : « divers assureurs
de Saint-Malo et environs assurent au sieur Dupuy Fromy frères, négociants demeurant à Saint-Malo, stipulant pour compte: d'amis, une somme de douze mille huit cents francs sur corps et armement du navire la Louise, capitaine Lequesne, pour le voyage de Saint-Malo à la côte d’Affrique faisant escale au Hävre, faire la traite des noirs à la dile côtet, porter sa cargaison aux Isles de l'Amérique el de la
IBLAIZE; 101, (p175,
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