Ibid., p
5. Inédit. Arch. du fribunal de commerce de Saint-Malo. Jugements, 1815, fol. 105, verso, à 107, recto. :
6. N'oublions pas que l'oncle des Saudrais avait vendu des esclaves. Cf. Rousse, La Mennais d’après ses corresp. inconn., Rev. des quest. hist., 1: janvier 1908, p. 229.
Guadeloupe, et faire son retour au Hävre, la prime à huit et demi pour cent payée en bons à un an de terme. »
Félicité de La Mennais assureur de traitants et de négriers ! Sans doute, les habitudes du milieu malouin auquel il appartient, la manière toute pratique et positive dont on y envisage la traite des noirs, ont dû singulièrement affaiblir ses scrupules. Qui pourrait cependant affirmer que ce chrétien récent, mais fervent, n’en éprouva pas quelques-uns, et qu’il n’eut pas à souffrir d’une pareille compromission ?
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Comprenons bien, pour nous l'expliquer, toute la difficulté de la situation à laquelle l’a acculé la faillite de son père. À peine a-t-il passé deux mois à Paris, il doit revenir à Saint- Malo, le 20 juin 1814, pour s’occuper des affaires qui réclament ses soins. La liquidation n'avance que lentement; on en est aux inventaires des navires /a Reprise et la Sainte-Anne, dont la vente doit avoir lieu le mois suivant, et l’on retrouve «dans les magasins pour environ 2.000 franes d'effets non compris dans l’état de situation? ». Voilà done Féli plein d'espoir: « Il y a lieu de croire, écrit-il, que la Sainte-Anne sera bien vendue ainsi que les marchandises de /a Reprises.» Hélas! le 18 juillet suivant, la situation est telle que les deux frères doivent se résoudre à vendre cette maison de campagne sur la Rance, où tant d'heures de leur jeunesse s'étaient passées, et qui gardait tant de souvenirs d'enfance : « Nous allons, écrit-il, annoncer la vente des marchandises de la Reprise, et réafficher Les Corbières et les deux cours de la ville pour le 1 septembre. »
1. Inédit. Arch. du tribunal de commerce de Saint-Malo. Jugements 1815, fol. 105, verso, à 107, recto. On lit dans le même recueil, fol. 107-108, un autre jugement d’où résulte que notre héros avait aussi participé à l'assurance du navire trois-mâts l'Ebré, du port d'Ostende, faisant le cabotage pour 12 mois.