‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 339 sur 504 · Hist. des Var., 1. XI, p.224 (éd. Hachette, in · texte numérisé non relu

Hist. des Var., 1. XI, p.224 (éd. Hachette, in

4. Blaize a supprimé ces mots : du principe fondamental. 5. BLAIZE, t. Il, p. 276.

. mières, je ne saurois, je l’avoue, en imaginer d’autre que

VPautorité!. »

Il pourrait bien, à vrai dire, en imaginer une autre, qui serait la révélation intérieure telle que l’a conçue Rousseau; mais les croyances de l’interlocuteur auquel il s'adresse excluent cette supposition, qui est la base méme du déisme. Le protestant cherche la révélation dans l’Ecriture. L’'Ecriture elle-même présente les préceptes divins sous forme de commandements, et non de démonstrations raisonnées : « Or, si la raison et l’Écriture concourent pour me montrer dans l'autorité l’unique fondement solide de la foi, je n'ai plus qu'à chercher quelle est l’Église où cette autorité réside, pour savoir quelle est celle où est la véritable foi. Ici la question se réduit à un point de fait. Toutes les communions chrétiennes, hors l’Église catholique, rejetent ? l'autorité, pour établir en sa place l’examen particulier; l'Eglise catholique seule établit sa doctrine sur le fondement immuable d’une autorité toujours enseignante : elle est done lxglise que je cherche. Aussi Rousseau, dit-il dans ses Lettres de la Montagne : « Qu'on me prouve que je dois me soumettre à une autorité quelconque, et dès demain je me fais catholique?. » |

Sans doute, Féli dans ce qui précède, ne la point prouvé au partisan de la religion naturelle, au déiste ; celui-c1 peut encore échapper par la voie de la révélation rationnelle dont chaque conscience lirait les arrêts en soi-même; ce n’est pas Rousseau que Féli force à s’incliner sous le joug de l’autorité catholique, ce n’est qu'un réformé anglican; mais patience : le tour de Rousseau viendra.

En attendant, le protestant est convaincu de contradiction : comment ne ferait-il pas une part à l’autorité ? Quel est le protestant qui à poussé l’étude des Ecritures jusqu'aux limites où la certitude n’a d'autre base que l’examen particulier ? Combien surtout est-il de protestants « qui puissent dire avoir seulement commencé le long et difficile examen qui est pour eux de devoiri » ? Et, « que penser d’une Religion qui ne subsiste et ne peut subsister, que parce que l’im-

1. BLarze, &. Il, p. 276. Je suis le texte du manuscrit original, 2. Sic dans le ms.

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