‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 362 sur 504 · UT FO · texte numérisé non relu

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536 LE SACERDOCÉ

ni d’un projet qu'il aurait formé de se mettre en route pour :

Saint-Malo :

Paris, 24 août 1816.

Mon cher Ange, je vous envoie par M' de Beaufort, les lettres de Marie-Ange et de Lise, pour leur grand père, et leur grand mère. Vous remarquerez qu'il y a Psée de six semaines qu’elles sont écrites.

Voilà aussi le compte de la PR des petites, qui s'élève à 62 1. 14 s. à cause des remèdes pour la coqueluche. J'ai compté à Mlle de Villiers, 100 1. En conséquence, il y a 311. 6 payés sur le prochain trimestre.

Vous m'aviez remis précédemment une traite de. . fes 320 J’en ai reçu dernièrement une 2de de. . . . . . 600 Ensemblé. ‘. . ‘:"° es. 920 A déduire 230 fes Tennis atMarte AL NAS CEE NOR ICETDS0 43 fes payés à Blaize, libr = + à .° . , 43 Payé pour l'ouvrage en cheveux. . . . 29,60 AMIle de Villers NO ne 400 Payé récemment à Blaise . . . sa 200 Que vous avez reçu de M’ de Plouer 5 12,20 644 fcs 80 Reste que je vous prie de porter à mon C'EST RETRO RME ARE PT EUX ANT Re VOTES 275 fes 20

Ci-joint le reçu de Blaise, de 200 fes et les cheveux envoyés par Auguste, et que l’ouvrier n’a pas employés.

Voilà encore quelques images données en prix à Lise et Marie- Ange, et qu'elles envoient à leur maman et à leurs petits frères et sœurs. Les pauvres enfans me parlent souvent de vous tous. Elles se portent maintenant on ne peut pas mieux. Lundi prochain, jour de congé, elles doivent aller à St-Cloud avec Mlle de Lucinière et quelques unes de leurs petites compagnes. C'est leur 4"° sortie de la maison depuis le départ de Marie. Je suis bien sûr que vous ne désapprouverez pas cette petite dépense. Les frais seront partagés au prorata. Les pauvres enfans méritent par leur application et leur excellente conduite qu'on leur procure de temps en temps quelques distractions.

Quelques députés doutent qu'on les rassemble. Alors que fera-ton ? Il faudra nécessairement créer une nouvelle chambre, et serat-elle plus dévouée que celle-ci aux ministres ? Ceci s ’éclaircira sous peu de temps. M. de Viomenil ne retournera point en Bretagne. On le trouve trop ardent. Du reste le gouvernement est très content de lui-même. C’est toujours quelque chose.

MS Opperman m'ont remis une copie figurée et certifiée de manuscription. Ils gardent l'original pour toucher les arrérages. Je vous remercie de nouveau des soins que vous vous êtes donné pour

cette affaire. Mille amitiés les plus tendres à Marie. J’ PARIS les

petits enfans.

Votre frère et votre.ami

Pet

Cette lettre d’affaires et de famille, la seule qui nous soit restée du mois d'août 1816, ne porte nulle trace des peines intérieures de Félcité. ILest vrai qu'il ne prenait pas son beaufrère pour confident de ses inquiétudes. Il semble bien pourtant qu'elles aient diminué, puisque, le 16 septembre 1816, Jean-Marie écrivant à l'abbé Bruté n’y fait, de son côté, aucune allusion, quoiqu'il lui parle de son frère ?.

Tout contribuerait donc à réduire aux proportions des crises habituelles — en tenant compte cependant des circonstances exceptionnelles qui l’ont entourée et qui devaient en augmenter la violence — la grand crise de Félicité de La Mennais en

Seulement, c'était l’irrévocable.

Comme une flamme trop vive qui tombe peu à peu, lirritation de Félicité, son désespoir et ses colères vont aller désormais s’atténuant. Il faut suivre cette courbe descendante pour apprécier s sainement le cri désolé du 25 juin 1816.

Le 11 janvier 1817, Teysseyre avertit Jean-Marie que son « frère est toujours bien souffrant », et qu'il le tourmente cependant pour le faire travailler puisqu'il vaut mieux qu'il soit « le martyr de Pl Église que de son imagination » . Jean- Marie devrait donc bien envoyer à Paris les papiers de Féli et quelques-uns de ses livres de la Chenaie. Dès lors, comme autrefois le travail de La Tradition avait calmé bien des angoisses, le travail acharné sur lequel Teysseyre le plie depuis son retour de Bretagne et sa première messe, s’il ne guérit Félicité, du moins l’attache, l’'occupe et le console.

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