‹ La Jeunesse de La MennaisChapitre 377 sur 504 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

singularité, le souci de se distinguer, l'ignorance, l’entêtement, « telles sont, comme l’attestent l'expérience, la nature des effets, l’aveu même des personnes qui ont eu le courage de revenir sur leurs pas, telles sont les causes d’où procède l'indifférence en matière de Religion ! ».

Admettons cependant que les doutes des adversaires soient réellement fondés ; ils ne leur donneront pas « le droit de traiter d’indifférentes des Religions certainement et évidemmentmauvaises »: or l’idolâtrie où les prétendus Philosophes vont chercher la véritable piété, la solide sagesse, est « contre la souveraineté de Dieu un attentat que rien ne peut justifier? ».

Ajoutons que le doute ne peut jamais autoriser la profession simultanée de deux religions contradictoires ; «or le système de l'indifférence religieuse permet une conduite si condamnable, en acceptant qu’on passe d’une religion à l’autre, selon que paraitra l’exiger le concours des événemens ou l’ascendant de la politique? ». En sorte que, dans ce système « on ne craint point de placer dans le même rang, la Religion Chrétienne, le Paganisme, le Mahométisme; mais ne faut-il pas avoir déposé toute pudeur pour en venir à une comparaison si abjecte et si injuste * » ?

Enfin, ce raisonnement paraît décisif contre les indifférents : « Si Dieu a révélé une religion pour être une règle certaine de la conduite et de la créance de l’homme, il en a sans doute fourni des preuves propres à en établir la vérité avec certitude; c’est-à-dire telles qu'après un examen attentif, sincère, éclairé, il soit possible d’en reconnaître la vérité.» D’où suit que toute Religion qui se donne pour révélée et qui ne peut fournir de telles preuves est fausse : « Mais de là ne faut-il pas conclure en dernière analyse, ou que nos adversaires, qui se font un sujet de mérite, une puissante ressource, de leur doute et de leur incertitude, n’ont point apporté à l’examen d’une Religion révélée les lumières et les dispositions dont ils veulent se prévaloir, ou qu'ils auront dû reconnaître avec certitude si la Providence a donné, ou si elle n’a pas donné de révélation aux hommes. Or la certitude

. REGNIER, Certitude, etc. T. II, p. 435.

. Ibid., pp. 435-436.

. Ibid., pp. 436-437.

. Ibid., p. 438.

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