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exclut nécessairement l’état d'incertitude et de doute sur lequel ils prétendent fonder l'indifférence de Religions !. » Quant aux indifférents qui tiennent toute religion révélée
pour fausse, € quand on les supposeroit pleinement con-
vaincus que toute révélation est une fable, cette conviction devroit-elle leur faire paroïtre indifférentes toutes les Religions du monde ? » et légitimer des autels érigés à des idoles infâmes ? ?
Mais il ne suffit pas d’opposer aux propositions fondamentales de l'indifférence religieuse des raisons décisives ; il faut encore réfuter les difficultés plus ou moins spécieuses qu'on élève en faveur de l’indifférentisme.
La première difficulté peut se formuler ainsi : « Zl suffit de bien vivre, disent les Partisans de l’indifférence de Religions ; qu'est-il nécessaire de se mettre en peine des dogmes qui ne renferment point les principes de la justice, les grandes règles de la morale 3?» Saint Augustin dit que c'était la défaite habituelle des païens quand ils refusaient d’embrasser le Christianisme.
On répond : tous les incrédules conviennent qu’il faut être juste. Mais « combien qui, sans être athées, $e croient justes et modérés, en bornant leur justice à s’abstenir des crimes que punissent les loix civiles, ou qui ont coutume d’exclure du commerce ordinaire de la société! Avec cette disposition, l’on peut avoir un cœur fort vicieux : on peut entretenir des passions qui révoltent la conscience, et dont rougiroit un honnête homme. À la faveur de cette maxime, 1l suffit d’être juste, de faux sages et leurs adhérens, résolus de s’affranchir de l'autorité divine, à qui il appartient de fixer les devoirs de l’homme, se réservent une liberté presque sans bornes, de vivre selon leurs idées, leurs inclinations et leur caprice ». Car la véritable justice, méconnue par tant de prétendus philosophes, « ne se contente point de certaines actions qui peuvent mériter des éloges, des récompenses temporelles, et